Bebealien's world - Repère d'un cinéphage

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    • Blog parlant de cinéma et surtout de film de genre, de courts métrages, de jeux vidéo et de culture geek en général. J'y étale ma science, mon mauvais goût et mon amour immodéré pour les films pourris.


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    Nip/Tuck saison 5 – Make me beautiful

    Par bebealien le Mai 16, 2008 | Dans News, Télé | Réagir »

    Nip/Tuck est une série un peu étrange, que j’aime autant que je déteste. Avec un casting solide et un bon concept de base, Ryan Murphy s’évertue saison après saison à faire perdre de la superbe à nos héros en les faisant tomber dans un sacré n’importe quoi… Frustrant. Mais malgré cela, ces thématiques parfois barges et surtout grâce aux personnages de McNamara et Troy cette série arrive à avoir un certain esprit assez sympa…

    Nip/Tuck saison 5 – Holywood baby !

    La saison 4 s’était achevée après la découverte d’un trafic d’organes ainsi que de problèmes liés à la naissance d’un bébé laissant Sean relativement exsangue, et ayant besoin de changement dans sa vie. Il décide donc de s’installer à Hollywood, vite rejoint par Christian, ne pouvant décemment pas travailler sans son compère. Sur place, ils vont se retrouver impliqués sur une série télé sur la chirurgie, ils vont croiser des cas toujours plus étranges, être poursuivis pas une agente psychopathe sur les bords, être courtisé par la fille de l’amante de Julia, voir Kimber retomber dans le porno… Bref un grand glabi-boulga qui part dans tous les sens.

    Très belle affiche promo pour la saison… Ha, si seulement le contenu pouvait être à la hauteur de l’affiche…

    Il arrive toujours un point dans une série où l’on peut légitimement se demander si on n’arrive pas à la saison de trop. Conscient d’une certaine perte de vitesse à la fin d’une quatrième saison, Ryan Murphy tente un changement d’air qu’il espère salvateur pour ses personnages. Manque de chance, la grève des scénaristes implosant en plein milieu de la saison, les plannings de production se retrouvent un peu resserrés et les scénaristes doivent travailler (trop) vite.

    L’idée de base est simple : Nip/Tuck goes to Hollywood. De ce fait, Sean étant coupé de ses liens familiaux et Christian se retrouvant avec un fils sur les bras, la production décide de les faire repartir de zéro…. ou pas. C’est en fait le gros souci que l’on va retrouver tout au long de la saison. Dès qu’une direction est prise pour l’un des personnages, le traitement ne suit pas et on bascule très vite à autre chose, sans se soucier des conséquences. Julia, par exemple, agonise pendant une partie des épisodes, suite à un empoisonnement, sans que quiconque trouve à y redire, ou tout simplement cherche à s’occuper un tant soit peu d’elle. Quelque part tant mieux, son personnage prouve de plus en plus sa flagrante inutilité.

    Julia (Joely Richardson) et sa copine lesbienne (Porta de Rossi), encore un personnage traité à la va-vite…

    De même chaque piste permettant de faire évoluer la série de manière important est finalement rabaissée à l’état de concept. Hollywood ne devient qu’un prétexte à staffer Sean sur Heart & Scalpel, pauvre série débile sur laquelle il joue de temps en temps. Le côté sulfureux qu’on pouvait prévoir de cette délocalisation n’est finalement pas exploité du tout. On s’attendait à un grand lâchage de nos deux héros, on assiste à un grand… rien du tout. Les situations continuent à ne pas avancer, tout pas en avant étant tout de suite suivi d’un pas en arrière… Bref la série fait du surplace en brassant de l’air avec force et conviction.

    Eden (Annalynne McCord), fille de Porta de Rossi et le diable incarné…

    Reste néanmoins quelques passages ou personnages intéressants. Comme Rachel, infirmière israélienne défigurée par la guerre, personnage fort qui sera malheureusement beaucoup trop vite sacrifié. Ou encore Eden, satan en string, provocatrice et manipulatrice, un peu trop facilement passée à la trappe. On peut également noter un épisode un peu décalé dont la moitié se passe sous forme de sitcom. Un exercice qui là aussi trouve ses limites dans la relative frilosité de l’écriture qui n’ose pas aller au bout de son concept…

    Dommage, Nip/Tuck a Hollywood était quand même un beau concept…

    C’est dommage on à l’impression que Ryan Murphy ose, mais timidement. Va-t-il falloir envoyer le monsieur sur le billard afin de lui faire greffer une paire de roubignolles ? Car cette saison est malheureusement bien insuffisante pour relancer l’intérêt. Alors on croise les doigts en espérant que la suivante saura enfin donner la pleine mesure aux personnages de Sean et Christian qui méritent franchement mieux, surtout au vu de leurs très solides interprètes.

    DOTA – La pire façon de perdre du temps depuis les séries télé

    Par bebealien le Mai 15, 2008 | Dans News, Zeux vidéos | Réagir »

    La vie d’un geek n’est pas aisée. Il faut savoir jongler entre ses divers passions : rester devant son pc et regarder des films, rester devant son pc et écouter de la musique, rester devant son pc et programmer, rester devant son pc et télécharger la dernière version d’une appli moldave super pas pratique mais libre ou rester devant son pc mais jouer. Autant d’activités physiques éprouvantes qui font du geek l’homme parfait, beau dans son corps mais surtout dans sa tête. Aujourd’hui, nous allons aborder un sujet délicat car pompant le temps presque plus fortement que Civilization, maître étalon dans le domaine.

    DOTA – Comment pwner du n00b qui suXX comme un 1337

    Il existe une fange de jeu très particulière. Celle qui vous fait commencer une partie à 14h, et lorsque vous vous décidez à relever enfin les yeux de votre écran, une semaine s’est passé, vous n’avez pas mangé, ni dormi, vos poissons rouges sont morts et votre employeur a oublié comment vous vous appelez. Bref ce truc c’est le diable. Mais c’est quand même vachement bien, et on pourrait même dire que ca poutrasse du gnou sévèrement ! Je connais et joue à DOTA depuis longtemps, mais par intermittence. Les dernières versions m’ayant fait rejouer, il me semble opportun de vous en parler.

    Si vous voyez ce screen, il est trop tard, vous allez être contaminés par le virus DOTA…

    A l’origine Defense Of The Ancients (Dota de son petit nom) est une map pour Warcraft 3 avec un but très simple. Deux bases, dans deux coins opposés de la carte, s’envoient régulièrement des troupes dans la figure. Les joueurs, répartis entre les deux camps devront aider les troupes à avancer, massacrer les héros adverses, raser des bâtiments, jusqu’à pouvoir détruire le centre névralgique de la base adverse. Chaque joueur ne contrôle qu’un héros. Les troupes étant gérées par l’ordinateur.

    Il s’agit donc de micro-manager et de bichonner à outrance son personnage, afin de le rendre plus beau et surtout plus fort que ses adversaires. Il est surtout possible de lui acheter des objets qui peuvent se combiner entre eux pour en produire d’autres encore plus puissants. Avec une quarantaine d’objets de base puis une trentaine de combinaisons possibles, avec des effets franchement divers, avec un choix de héros avoisinant les soixante dix… autant dire que la complexité est de mise.

    La Horde arrive au centre névralgique de l’Alliance : l’arbre de vie. S’il est détruit, la Horde gagne…

    Grosso-modo il y a trois familles de héros. Ceux de force, gros points de vie, frappent souvent au contact, ils sont en général très forts mais plutôt lents. Les agilités, tapent très vite et disposent souvent de pouvoir pour s’éclipser ou au contraire faire des attaques surprise. Enfin les héros d’intelligence sont peu résistants mais frappent à distance et ont en général des sorts qui font très mal. Les équipes de 5 joueurs maximum de chaque côté doivent donc s’épauler pour aller péter la tronche des joueurs d’en face.

    Oui, je sais, c’est moche, mais promis, c’est vachement bien !

    Bien que plus toute récente, cette modification pour Warcraft 3 est sûrement la plus jouée, et de loin. Autant les parties de War3 classiques m’ont vite ennuyé, autant DOTA permet même à un nouveau joueur de prendre rapidement ses marques. La courbe d’apprentissage est très intéressante, et même après de nombreuses heures de jeu, je me surprends encore à découvrir de nouvelles combinaisons de saloperies à faire subir à mes adversaires.

    Pire encore, le jeu subit régulièrement des montées de versions, avec nouveaux héros, nouveaux objets ou combinaisons, et relance le jeu qui peut un peu s’essouffler si l’on commence à en faire le tour. Le succès est tel que ce mod a même dorénavant sa place dans les compétitions internationales de jeux vidéo. C’est dire…

    Un exemple parmi tant d’autres, des fan arts inspirés par le jeu

    Si vous aussi, vous voulez commencer à perdre du temps, le plus simple est d’aller attraper la dernière version de la carte ici . Il peut également être intéressant, histoire de ne pas vous faire traiter de sale noob par une bande de jeune puceaux écervelés fiers de foirer leurs études en leur préférant DOTA, vous pouvez vous entrainer un peu en solo avec une intelligence artificielle, pour comprendre au moins les mécanismes de base.

    Quoi qu’il en soit, inutile de venir pleurer derrière si vous installez ce mod et que votre vie sociale disparait. Je vous aurai prévenu !

    Ca$h – Arnaque, crime et bot.. euh luxe à la française

    Par bebealien le Mai 14, 2008 | Dans News, Cinéma | Réagir »

    Ce blog est définitivement un scandale ! Non seulement son auteur idiot y énumère des gouts des plus douteux sur le cinéma, mais en plus il prend l’excuse honteuse des ponts et d’un certain relâchement pour ne pas pondre d’article. Et quand cet auteur idiot prend également le loisir de chroniquer des films trois semaines après leur sortie, on touche le fond du fond… Oui je suis comme ca, mais hahaha je m’en fiche, je fais ce que je veux puis d’abord miroir incassable et c’est celui qui dit qui y’est.

    Ca$h – Ocean’s eleven au bon goût de camembert

    Cash est un beau gosse et un arnaqueur. Quand son frangin se fait tuer dans une escroquerie qui tourne mal, Cash décide de le venger. Pour se faire il va monter un coup, un gros. A la fois surveillé par une fliquette d’Interpol très motivée, serré par des mercenaires prêts à tout, et approché d’un peu trop près par une bande rivale de voleurs, il va devoir la jouer fine. Mais au jeu du chat et de la souris, n’est pas forcément pris celui qu’on croyait prendre…

    L’affiche qui fait penser à un film avec Clooney, Pitt, Damon, Garcia… mais je ne me rapelle plus le titre…

    Cash, comme je l’ai marqué en intertitre, c’est du Ocean’s eleven à la française. On troque les casinos de Las Vegas par un hôtel de Monaco contenant des diamants très convoités, George Clooney par Jean Dujardin, et hop le tour est joué. Ou presque… Disséquons donc la bête. Tout d’abord le casting. Trois étoiles. Dujardin devient de plus en plus énervant à force d’être doué, beau gosse, décontracté et à l’aise dans n’importe quel rôle. Etant un fantasme persistant auprès de la gente féminine, autant vous dire que ces demoiselles vont nous en faire baver pour qu’on lui ressemble…

    Autour de lui, très belle brochette également. Que ce soit Jean Réno en grand méchant arnaqueur, Valéria Golino inspectrice fatale, Francois Berléand en faire-valoir râleur comme on l’aime, Alice Taglioni en tentatrice aux atouts de charme et tout plein de seconds rôles comme Clovis Cornillac, Jocelyn Quivrin (monsieur Taglioni, le chanceux !), Alain Figlarz… Bref, belle brochette d’acteurs pour un numéro classe tout en décontraction.

    La classe en toute circonstance, c’est tout un art…

    Deuxième point fort : l’ambiance. Le film français qui se veut classe à du mal à tenir sur la longueur. On peut se souvenir par exemple de la très belle intro de L’Enquête Corse avec Clavier, tout en délicatesse, très 70s dans l’esprit, et qui retombait dans le Jacqouille de bas-étage dès le générique fini. Ici il n’en est rien, grâce tout d’abord à une très bonne BO. Belle lumière, beaux lieux, dialogues un peu plus fins que la moyenne, violence peu prononcée… tout est fait pour rappeler les beaux jours du film d’arnaque. Mais…

    Jean Réno n’est pas gentil, et en plus il copie sur Matrix

    Mais il y a un mais. En effet le scénario se veut tarabiscoté à l’extrême. Le principe du film d’arnaque est de fonctionner au twist, afin de marcher sur le principe de l’arroseur arrosé : la victime d’une arnaque pouvant se révéler être en fait le vrai arnaqueur. Sauf que Ca$h multiplie tellement les retournements de situations qu’au bout d’un certain temps le spectateur se détache un petit peu de l’intrigue pour se contenter d’avaler platement le trente-septième retournement de veste consécutif. Autant dire que question crédibilité, c’est pas la panacée…

    Berléand, la classe incarné dans le rôle d’un arnaqueur jouant au milliardaire flanqué de ses deux assistants. A gauche un jeune premier inconnu mais prometteur

    D’autant plus que la toute fin du film, donnant enfin à comprendre le pourquoi du comment et du qui est qui, fais finalement plus sourire qu’autre chose. Tout ca pour ca… On à l’impression que l’histoire était finalement bien inutilement compliquée et que l’arnaqueur final s’est servi d’un bazooka en lieu et place d’une simple tapette pour écraser sa proie de mouche. Dommage, le film avait tout pour plaire. Une écriture plus rigoureuse et plus tenue aurait permis de sortir un vrai bon film. Reste Dujardin, de plus en plus génial et s’affichant à chaque fois comme le digne remplaçant du Belmondo de la belle époque. Quel salaud ce Jean Dujardin !

    Jackpot – la guerre des couples selon Cameron et Ahston

    Par bebealien le Mai 12, 2008 | Dans News, Cinéma | Réagir »

    Ce qui est pratique lorsqu’on à un pass de cinéma illimité, c’est qu’on n’a plus la moindre honte à aller voir un film super léger… puisqu’on ne paie pas. On peut donc aller voir tout et n’importe quoi. Et Jackpot fait clairement partie de la catégorie de film qu’on regarde en laissant son cerveau à l’entrée de la salle. Est-il néanmoins plaisant à regarder ?

    Jackpot – Guerre des sexes

    Joy est une femme trop parfaite, toujours prête à tout pour son futur mari. Alors qu’elle lui organise un anniversaire surprise, celui-ci décide de la larguer sèchement. De son côté, Jack vient de se faire virer de son boulot par… son propre père. Histoire d’oublier, tout deux partent à Las Vegas et se retrouvent par hasard dans la même chambre d’hôtel, la réception ayant fait du surbooking. Après une nuit à faire la fête, Joy et Jack se réveillent mariés. Décidant d’oublier cette nuit de débauche, ils décident de divorcer aussi vite… sauf que le jeton qu’ils viennent d’insérer dans une machine à sou remporte un jackpot de 3 millions d’euros. Contraints par un juge tatillon à cohabiter 6 mois ensemble pour toucher la somme, ils se préparent au pire…

    L’affiche servant à attirer la gente masculine/féminine…

    Le principe est connu dans la comédie. Deux personnes que tout oppose vont se livrer une guerre farouche afin de finalement faire ressortir leurs meilleurs côtés, forniquer comme des bêtes et vivre heureux avec beaucoup d’enfants. C’est un principe vieux comme le monde, que le cinéma américain exploitait déjà jusqu’à la moelle dans les années 50. On ne compte plus les films romantiques/d’aventure/autres surfant encore et toujours sur le même procédé.

    Joy (Cameron Diaz) prouvant avec délicatesse son amour à son mari

    Jackpot ne déroge pas à la règle. Passé l’intro d’une dizaine de minutes, le but est simple : enchaîner un maximum de vacheries. Si certaines sortent du lot et prêtent franchement à rire, d’autres sont un peu trop éculées. On pourra admirer la tentative de glisser plein de demoiselles courtes vêtues et en forme dans le lit de Jack pour le faire fauter, ou bien celle d’uriner dans la vaisselle lorsque c’est le tour de Joy de la faire… mais bon rien de franchement transcendant non plus

    Le film suit le schéma classique énuméré avec grâce et délicatesse dans la Citée de la peur : « First they meet, then they fight, then they fuck ». Simple, efficace, concis. J’adore. Reste à se demander ce que peut apporter un film déjà vu et revu… Et bien finalement pas grand-chose, et paradoxalement il n’en est pas forcément déplaisant. C’est un petit peu la honte, j’ai regardé la chose sans déplaisir, même en sachant pertinemment à l’avance ce qu’il allait se passer.

    Le chèque de la discorde

    Somme nous passer dans une mac-donaldisation du cinéma où l’on se retrouve à regarder (et surtout à apprécier) des films se ressemblant tous ? Le cinéma français s’enfonce déjà dans une répétition à outrance du schéma du trentenaire célibataire en mal d’amour. Le cinoche américain dans celui de la comédie romantique facile… Mais où va le monde ma bonne dame ? En fait peut être suis-je juste en train de m’énerver parce que je me suis surpris à passer un bon moment devant ce truc…

    Ceci est un quotat gratuit d’abdos à destination du public féminin de ce blog. Merci de m’envoyer un chèque en remerciement

    Faut dire aussi que malgré son âge avancé, Cameron Diaz reste toujours aussi « démontable » comme le dirait mon cousin Roger charcutier légionnaire et poète, et qu’Ashton Kutcher doit pouvoir relancer à lui seul la production d’œstrogène d’un couvent de bonnes sœurs. En plus les acteurs jouent plutôt pas mal, restant à l’aise et décontractés en se balançant leurs vacheries dans la figure…

    Bref, Jackpot, s’est pas mal, mais n’allez pas le voir vous allez me donner mauvaise conscience. Ou pas.

    Des serpents dans l'avion - comme le titre l'indique...

    Par bebealien le Mai 9, 2008 | Dans News, DVD | Réagir »

    Ce qui est cool avec certains titres de film, c’est qu’il n’y a pas à chercher loin pour comprendre le sujet. Mais faut parfois ne pas trop en faire, le cool ça se travaille. Keyzer Sosé est le boiteux, ou Obiwan meurt à la fin auraient été deux titres un peu trop limite même si cool. C’est compter sans Samuel L Jackson qui est cool et qui s’en fiche. D’ailleurs il est tellement cool que je vais placer le mot dans chaque phrase de la chronique.

    Des Serpents dans l’avion – Samuel et les serpents
    Un jeune homme cool est témoin du meurtre d’un procureur par une sommité du grand banditisme. Se voyant menacer d’une mort pas cool, il décide de témoigner contre lui. Escorté par l’agent Flynn du FBI, un type plus cool que Fonzy, il prend l’avion à destination de Los Angeles. Sauf que le ponte du crime à décider de faire cooler l’avion en y lâchant de très nombreux serpents venimeux…

    L’affiche arrive presque à décrire le film mieux que le titre… pas mal !

    Des serpents dans l’avion c’est le parangon du film cool et con. Rien que le titre est déjà tout un programme cool, pas dur à comprendre. Attiré par l’idée d’un programme aussi con et fun, Samuel « cool attitude » Jackson décide de venir jouer. Plus décontracté que Cool and the gang, il apporte la petite touche qui va permettre de financer le projet facilement. Une fois fermées les ecooltilles de l’avion, le film avance très vite. Les serpents prennent possession de l’avion et attaquent des passagers super caricaturaux mais cool.

    La blonde à plan nichon, indispensable, fait connaissance avec un nouvel ami

    Ce genre de film ne cherche en rien à renouveler le genre ou à apporter des idées intelligentes : il s’agit surtout de donner au spectateur ce cool attend. Des meurtres idiots, des serpents en images de synthèse, des répliques cool de Samuel L Jackson, des plans nichons de bimbos peu farouches, et si possibles quelques morts bien sanglantes ou graphiques. Le reste n’est qu’un prétexte à donner un semblant de contexte à un film dont finalement on se fiche totalement (tiens j’ai pas mis cool dans cette phrase, ha bah si maintenant c’est fait).

    Avec un tel parti pris, dur de dire cool est possible de révolutionner le genre. D’ailleurs le film ne s’y essaie pas, préférant assumer sa cool-attitude de A à Z, quitte à tomber dans le vraiment gros n’importe quoi. On a donc le droit au choix à un boa constrictor qui arrive juste à temps pour dévorer un gros passager pas cool, un black sympa et fan de jeux vidéo qui va faire atterrir l’avion, une blonde encore plus conne que Paris Hilton parlant à son chihuahua, un gosse qui sait identifier un serpent en le dessinant super bien avec deux pauvres crayons de couleur « - ho mon dieu, mais c’est un cobra royal d’inde que tu as dessiné là mon petit – Oui m’sieur ». Bref plus c’est con, plus c’est bon… et cool.

    Samuel a un insecticide super cool…

    Dans ce type de projet, le casting finalement n’a peu d’importance, et on voit bien que Samuel L Jackson est surtout venu pour s’amuser des situations débiles et apporter le supplément de coolitude nécessaire à faire passer la pilule du troisième voir vingtième degré du film. Les acteurs jouent mal, le sang ressemble à du coolis de fraise, les serpents sont en image de synthèse tellement mal incrustée que ça en devient marrant, les rebondissements sont ultra téléphonés… mais on prend un malin plaisir à regarder le film. Paradoxal (mais cool), non ?

    A droite le témoin, cible des serpents. Jonathan Phillips, un acteur qui joue presque plus mal que Virginie Ledoyen…

    Bref, Des serpents dans l’avion renvoie aux vieux films de catastrophe aérienne des années 80, qu’on pondait au coolomètre à l’époque et qui se ressemblaient tous. Ici, pas de surprise, pas de twist … mais du fun, beaucoup de fun et surtout la touche cool de notre quinquagénaire black préféré. Ce film est con, mais parfait pour une soirée cool entre potes.

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