John Rambo – L’esprit du guerrier
Par bebealien le Avr 15, 2008 | Dans News, Cinéma | 5 retours »
C’est avec un peu (voir beaucoup) de retard que je chronique aujourd’hui le dernier opus des aventures de ce qui doit être aujourd’hui l’archétype même du héros des années 80. Il est de bon ton de préciser qu’à part le premier Rambo, que j’avais trouvé réussi, je trouve la trilogie particulièrement médiocre, et s’enfonçant de plus en plus dans la nullité. John Rambo est il capable de changer la donne ?
John Rambo – La Birmanie, sa jungle, sa faune, sa flore et ses gerbes de sang
John Rambo, après avoir mené plusieurs guerres, s’est retiré en Thaïlande pour mener une vie paisible de pécheur. Un jour, un petit groupe d’américains souhaitant livrer des vivres et des médicaments à la rébellion birmane vient le solliciter pour utiliser son bateau. Lorsque le petit groupe tombe entre les mains de paramilitaires, John n’a plus le choix, il doit accepter son statut de machine à tuer et ressortir son arc et son couteau.

Sylvester Stallone est un revenant. N’ayant pas eu de rôles intéressants depuis un paquet d’années, il décide d’abord de faire revivre Rocky, via un superbe Rocky Balboa, touchant par sa mélancolie et le parallèle que l’on peut faire avec la carrière de Stallone. Réussite d’autant plus flagrante que les Rocky originaux s’apparentent plus à des séries B qu’à de vrais grands films.
Après le succès du revival Rocky, Stallone garde sa double casquette de réalisateur/acteur (d’ailleurs avec le temps le père Sylvestre est devenu un grand réalisateur. Bientôt un Clint Eastwood bis ?) pour dépoussiérer Rambo. Le concept qu’il nous propose de voir est particulièrement jusque-boutiste. Certes le film regorge d’action, et surtout de scènes bien gores, mais le propos de Stallone n’est pas de faire un étalage de boucherie/charcuterie.

Il décide de parler tout d’abord d’une guerre méconnue des occidentaux, qui n’interviennent pas alors qu’une partie de la population birmane subit un génocide. Deuxièmement il s’intéresse à l’ingérence, et à la goutte d’eau dans l’océan que peut représenter l’action humanitaire, nécessaire mais loin d’être suffisante. Ensuite, il s’interroge sur le statut de son héros, ayant des difficultés à assumer son goût pour le sang et la violence, et capable de n’exister réellement que l’arme à la main. Enfin, il dénonce l’horreur de la guerre, jusqu’ici toujours montrée avec un côté un peu trop glamour.

En effet, Stallone décide de faire le film le plus réaliste possible. Les balles fusent et font très mal, les membres explosent, les jambes sont coupées… La montée se fait petit à petit, via des scènes choc mais courtes où l’armée birmane (caricaturale mais finalement pas autant que ca…) massacre la population civile. John Rambo se finira dans un bain de sang total, cinq minutes ou la violence explose littéralement.
J’ai beau être particulièrement habitué à la violence et au gore au cinéma, j’avoue que la scène finale de John Rambo m’a pourtant fait de l’effet. C’est dans ces cinq minutes de tuerie absolue que Stallone finit par faire mouche, montrant une fois pour toute que la guerre est une horreur déshumanisante, barbare et sanglante. Le message a beau être simpliste, il est asséné d’une façon qui force le respect. C’est gore, méchant, barbare… et super efficace.

Alors que penser de John Rambo ? Ce n’est certainement pas le film du siècle, mais je pense qu’il risque d’acquérir un petit statut sympathique au fil des années. Pour une fois qu’un film de guerre, essaie vraiment de nous en dégoûter ! La fin laisse présager une suite éventuelle. Si elle est de la qualité de ce John Rambo, ca sera avec grand plaisir !
Mario Kart Wii – Des amis et du fun
Par bebealien le Avr 14, 2008 | Dans News | Réagir »
Après avoir parlé de pas mal de films, il est temps de se poser cinq minutes pour revenir à des valeurs qui font du geek moderne un homme sain, brillant, et qui n’hésite pas à insulter copieusement l’empaffé qui vient de lui balancer une carapace rouge alors qu’il allait franchir la ligne d’arrivée. Joie, bonheur et félicité, que le grand tout cosmique soit avec vous, Mario Kart sort sur Wii !
Mario Kart Wii – Road Rage
Pour ceux qui débarqueraient d’une autre planète ou tout simplement des fins fonds du plateau du Larzac, petit rappel. Mario Kart Wii, est un jeu, dernier héritier d’une série qui a fait les beaux jours des différentes consoles de Nintendo. On y incarne un pilote de kart (ou de moto) qui va affronter onze autres participants sur des circuits dont l’architecture ferait passer n’importe quel tableau d’Eischer pour un modèle de cartésianisme. En route, le joueur pourra ramasser quelques bonus, dont les idées sont venus aux développeurs en prenant des substances que la morale m’empêche d’indiquer ainsi. On pourra donc joyeusement ramasser champignons divers, carapaces de tortues, peaux de bananes, boulets de canons… dans le seul but de faire un coup en fourbe à destination de ses petits camarades.

Cette dernière version étant attendue comme le messie par une horde de joueurs aux yeux injectés de sang, prêts à tout pour faire des concours de mauvaise foi. Mais que vaut-elle ? Déjà, premier changement, et non des moindre : le volant Wii. Je me rappelle d’une lointaine époque où, encore jeune geek, je fantasmais à l’idée d’un volant qu’on tiendrait dans le vide et qui pourrait permettre de conduire dans un jeu de course. Idée qui me paraissait totalement absconde à l’époque et qui est pourtant réalisée aujourd’hui.

Après quelques minutes de tâtonnements afin de comprendre la sensibilité du dit volant, force est de constater que la prise en main est ultra-facile et intuitive. Même tata Martine, pourra s’y mettre. Et pourtant elle n’a toujours pas son permis. Les plus puristes, adeptes du dérapage amoureusement calculé, de l’optimisation de trajectoire et du « Gros bâtard, va manger du foin » dès qu’un malotru leur aura fait perdre leurs beaux calculs à base de carapace dans les fesses, pourront également jouer en combo Wiimote/Nunchuk afin d’obtenir quelques boutons (et donc options) supplémentaires comme le rétro ou le mini-boost dû à l’enchainement de dérapages.
Les trente-deux circuits sont totalement nouveaux pour seize d’entre eux, repompés dans les éditions précédentes pour l’autre moitié. Là encore, les niveaux Wii apportent quelque chose de supplémentaire en termes d’ambiance. Sol qui bouge, explosions, physionomie de la piste qui change au fil des tours, meuh-meuh qui traversent la route… tout est fait pour donner de la vie à des terrains qui font passer les anciens pour fortement ennuyeux en comparaison.

Mais le meilleur indicateur de réussite ou non d’un Mario Kart provient de l’envie que l’on peut avoir de traiter son meilleur pote de différents noms d’oiseaux après que celui-ci est remonté toute la course avec quelques bonus totalement cheatés de noobzor de mes deux. Globalement l’équation est simple :
Ayant testé la bête à la fois sur l’option Internet (permettant de jouer au niveau européen ou mondial) et avec quelques amis, le résultat est net. J’ai très vite retrouvé mes vieux réflexes, traitant mes amis avec tout le respect qu’il se doit et beaucoup d’inventivité dans la description des différentes tortures que je réserverai au fondement de leur anatomie s’il s’avérait qu’ils souhaitent réitérer la fourberie que je venais de subir…

On pourra également citer en vrac l’apparition de motos (plus rapides, mais moins robustes), le choix quasi-systématique entre plusieurs véhicules, trois nouveaux bonus (méga-champignon qui vous fait grandir, Pow qui assomme tout le monde après 3 secondes, et Nuage d’éclair qu’il faut vite refiler à quelqu’un avant qu’il ne vous électrocute), plein de personnages à débloquer…
En résumé, Mario Kart Wii, c’est du tout bon.
Dragon Ball Le Film – En attendant la version 2009...
Par bebealien le Avr 10, 2008 | Dans News, DVD | Réagir »
Attention : pour lire un article plus complet sur Dragon Ball 2009,cliquer ici
Hollywood s’étant lancé dans un projet d’adaptation live de Dragon Ball Z, dont les premières photos font froid dans le dos, il me semble opportun de revenir sur la première adaptation film live de la célébrissime série. Celle-ci a été tournée aux Philippines en 1989 et son vrai titre est Xin qi long zhu shen long de fu shou (à vos souhaits). Cette première adaptation a beau être un sombre navet, elle me semble en tout cas fortement plus sympathique que la grosse catastrophe qui risque de sortir en 2009…
Dragon Ball – Humour cantonnais et effets spéciaux en carton
L’enfant-singe (sic) vit tranquillement avec son grand père dans la forêt, en protégeant une perle du dragon (re-sic). Le méchant monstre tout bleu Le Roi Cornu (re-re-sic) débarque et commence à massacrer la population, afin d’acquérir les sept perles, permettant d’invoquer le grand dragon céleste. Avec l’aide de Seetoe (Bulma…), Westwood (Yamcha ?) et de l’homme-tortue, l’enfant-singe arrivera-t-il à récupérer les perles en premier ?

Les adaptations de dessin-animé en films live se sont rarement avérées être réussies. On pourra citer deux exemples très simples : Nicky Larson (avec Jacky Chan et Gary Daniels dans un petit rôle) ou Ken Le Survivant (avec Gary Daniels). Deux sombres bouses, qui font bien rigoler si on les regarde avec quelques grammes d’alcool dans le sang, et qui font franchement mal aux yeux autrement.
Des producteurs Philippins et Hong-Kongais roublards décident donc en 1989 de se lancer eux aussi dans l’aventure, et sans Gary Daniels (les pauvres). Le résultat est un monument de kitsch, paraissant ultra daté dès sa sortie, et dont le budget total doit à peine couvrir le salaire d’un Francis Lalanne pour ses deux minutes d’apparition dans Disco.

Le film se veut à la fois fidèle à l’esprit général de la série (les boules, certains protagonistes dont les noms ont quand même change, le détecteur de boules, le dragon… ainsi que quelques scènes comme l’arrivée du Nuage Magique) et totalement dans le n’importe quoi. N’ayant pas de budget pour faire des effets spéciaux énormes, les producteurs ont investis à fond dans les figurants qui courent et les combats câblés. A coté de ca, quelques maquettes pourries de vaisseaux, une ou deux incrustations (le nuage, des éclairs lancés par le roi Cornu) et surtout beaucoup de machins qui explosent. Mais malgré ce budget restreint, on sent une certaine volonté là encore de coller à l’esprit. Le pire n’est pas là.

Le pire réside surtout dans le grand n’importe quoi que fait le réalisateur à partir de ces éléments. Tout d’abord ses scènes de guerre ou de baston, toutes passées en accéléré pour donner une impression de vitesse. Perso, la première fois que j’ai vu des villageois courir en levant les bras en accéléré, j’ai eu l’impression de voir un mauvais remake de Benny Hill. Deuxièmement, une volonté de faire tout exploser sans raison. Dans les longues séquences d’attaques de village, les méchants font tout sauter, y compris les trucs qui normalement n’explosent pas, comme le sol ou les cabanes en paille. Etrange.
En plus de ca, le réalisateur croit bon de rajouter une bonne dose d’humour cantonnais. Et là on touche le fond. Entre le héros qui joue comme un pied, mais qui mérite un oscar vis-à-vis de ses partenaires, la danse ridicule de Tortue Géniale pour invoquer le nuage, les dialogues crétins entre Oon le cochon et le perroquet (nommé Blanche Neige !!) de Yamcha/Westwood… on est clairement dans le lourd, le très lourd…

Mais malgré ces nombreux défauts, le film garde un certain capital sympathie. Un peu comme si deux réalisateurs fauchés avaient décidé de remaker Ben Hur chez Tata Martine avec trois francs de budget. On sent les bonnes idées derrière tout ca, c’est juste le résultat qui fait franchement rire…
Et encore une fois, à la vision des premières photos de ce qui nous attend dans la version qui sort l’année prochaine, je crois que celle-ci a de beaux jours devant elle. Elle est d’ailleurs disponible en DVD ou en UMD (pour la PSP, c’est d’ailleurs dans ce format que je l’ai trouvé) un peu partout.
Juste pour finir, une petite vidéo de la danse de l’homme tortue pour invoquer le nuage magique. Oui c’est débile et tout le film est comme ca …
A world without Thieves – Jeux de voleurs
Par bebealien le Avr 9, 2008 | Dans News, DVD | Réagir »
Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas m’attarder sur de la série B bien troussée, mais sur un authentique bon film d’origine chinoise. Faisant partie de la nouvelle série de sorties de la collection Asian Star, pilotée par Jean Pierre Dionnet, A World Without Thieves est un film étrange mariant avec élégance un grand nombre d’influences…
A World Without Thieves – Road movie en train
Deux pickpockets très talentueux croisent la route d’un jeune paysan, transportant en train toutes ses économies. Fascinés par sa naïveté, ils n’arrivent pas à se décider à passer à l’action pour le dépouiller. Mais leur cible n’étant pas discrète, une autre bande de pickpockets se met en tête de le dévaliser. Le couple va devoir trancher entre être plus rapide que la bande rivale pour plumer le pigeon, ou au contraire le protéger…
Ce film est un ovni. Un vrai. Comme on en croise peu souvent. Rien que le genre lui-même du film est difficile à définir. Road Movie ? Film de braquage ? Comédie ? Film social ? Film policier ? Le scenario ne cesse de bondir d’un genre à l’autre sans jamais se stabiliser sur l’un d’eux de manière définitive. C’est au départ assez déstabilisant, surtout que Xiaogang Feng, le réalisateur, prend son temps pour poser l’ambiance et les personnages.

Une fois le film démarré et les différents protagonistes positionné dans le train, la forme du film se précise, et fait immédiatement penser à ces films de casse, façon Ocean’s Eleven, où une bande de pied nickelés met tout en œuvre pour détrousser une cible. La cible en question étant un paysan un peu simple d’esprit, tout l’esprit un peu épique et arty disparaît. Subsiste ce glamour dans lequel s’ébattent des personnages antagonistes se battant à coup de lames de rasoir comme ils dansent : en douceur et avec grâce… Ce qui confère aux quelques scènes d’affrontement une tonalité toute particulière. J’aurai rarement vu des scènes d’actions superbement chorégraphiées tout en restant super zen.

Et ce rythme jazzy, alternant entre saillie sensuelles (principalement dues à une voleuse roublarde et sexy en diable), phases dialoguées à la limite de la comédie et phases d’études psychologique des personnages, fini par trouver un équilibre aussi précaire que réussi. J’avoue que j’ai toutes les peines du monde à expliquer à quel point ce film arrive à faire mouche, tellement la somme des choses qui le composent laisse vraiment présager un tout indigeste…
Déjà, le casting assure, emporté par Andy Lau (Infernal Affairs, Fulltime killer…) pour une fois peu cabotin, oscillant entre lagouaille de l’embobineur sur de lui et un sens de l’héroïsme à la Robin des Bois. A ses côtés, René Liu, en femme cherchant à retrouver une vie normale et finalement prête à tout pour protéger un homme purement et profondément gentil et sincère, bouffe l’écran. Casting de second rôles réussis également, et qui évite de surcroit le côté « comédie cantonnaise » parfois si énervant dans ce type de films.

A World Without Thieves se permet en plus d’apporter des réflexions intéressantes sur le karma, sur l’évolution du monde où des valeurs comme la confiance et la conscience ont disparues, sur l’innocence, sur la confrontation entre le monde rural (arriéré, mais sain) et le monde urbain (ou règne décadence, brutalité, et de trop rares étincelles de droiture et d’honneur)… bref un amalgame de thématiques qui se croisent sans cesse dans ce film définitivement étrange.
J’avoue que j’ai eu une première demi-heure de visionnage assez difficile, le temps de rentrer dans l’histoire. Mais ensuite, très dur de ne pas se laisser bercer par ce rythme lancinant, glamour et franchement sympathique.
Poultrygeist – Chicken Zombies From Outer Space : The Musical !
Par bebealien le Avr 8, 2008 | Dans News, DVD | Réagir »
J’avais parlé de Poultrygeist il y a un petit bout de temps, dans un article sur Troma lisible ICI. L’ayant enfin vu ce week-end, il est temps de le chroniquer. Dernier avatar de la production totalement barrée, ultra gore et totalement politiquement incorrecte de Troma, Poultrygeist arrive à être à la fois leur film le plus cher, le plus réussi et avec le message le plus intéressant. Une totale réussite pour un film totalement barré.
Poultrygeist – KFC + Zombies + Comédie Musicale = super fun
American Chicken Bunker, une chaîne de restauration rapide spécialisée dans le poulet, décide de s’implanter à Tromaville sur les ruines d’un ancien cimetière indien. Malgré les protestations de quelques locaux, ACB ouvre finalement ses portes. Mais les forces occultes présentent sur les lieus prennent possession de la nourriture. Arbie, jeune crétin s’étant engagé chez ACB pour prouver à sa copine devenue lesbienne qu’il est capable de s’assumer, saura-t-il faire face à la menace des poulets zombies ?

Autant prévenir dès le début, même pour un Troma, Poultrygeist va très loin. Il repousse un peu plus les limites du gore qui fait rire, du mauvais goût, et de la projection de substances indéterminés sur des acteurs tout dévoués à la cause de Lloyd Kaufmann, ponte de Troma et réalisateur des meilleurs films de la firme (Toxic Avenger, Sgt Kabukiman, Terror Firmer…). Lloyd a jeté pêle-mêle tout ce qui fait un film classique Troma : de la bêtise, du plan nichon facile et du gore à tout va, en y rajoutant un discours anti-multinationale et anti-malbouffe relativement poussé.
Histoire de pousser le bouchon encore plus loin, il décide de faire de Poultrygeist une comédie musicale. On a donc le droit aux pires (ou presque) mélodies jamais composées au Bontempi avec des paroles qui attaquent au lance-flamme tous les bien-pensants américains. Le résultat est d’autant plus intéressant que depuis quelques années, Troma est passée du statut de société de production ringarde à société culte, avec une communauté très large de fans, et surtout…bankable. Mêmes les critiques de cinéma américain les plus sérieux ont salué Poultrygeist comme étant une véritable réussite, totalement iconoclaste. C’est dire…

Les méthodes Troma n’ont pas changé pour autant. Casting qui joue mal mais qui fait rire, jeunes femmes toujours prêtes à enlever le haut, humour scatophile, jet de tripailles, discours corrosif et surtout budget anémique. Malgré cela, Poultrygeist arrive à rester extrêmement original. C’est quand même le premier film où je vois un « Hamburger hanté mexicain gay », où le fait que les indiens soient alcooliques les sauve de la zombification, où une musulmane fait exploser sa burka à coup de stéroïdes, où l’émule du colonel Sanders de KFC version Troma fini charcuté, explosé, éviscéré… où des gens se font attaquer par des nuggets voraces, où un gros lard repeint les toilettes à coup de diarrhée explosive, où la bière permet de combattre l’invasion de zombies, où un poulet zombie géant se met à pousser la chansonnette, où un mec danse en kilt avec une version de lui-même plus âgée de quarante ans… bref vous l’aurez compris le délire va loin…

Etant un fan absolu de Troma, je peux affirmer sans problème que Poultrygeist fait passer leurs films précédents pour des coups d’essais, tellement le message est agressif, marrant et percutant. Kaufmann ne dit pas merde aux multinationales vendeuses de malbouffe, il leur pisse à la gueule, leur envoie du vomi et les passe au mixer avant de leur faire pondre des œufs mutants.

Alors certes, on pourra toujours reprocher à ce type de film de manquer clairement de subtilité et de s’aliéner une partie du public en lui crachant à la figure. Certes. Je ne pense pas pour autant que l’Amérique puritaine et bien pensante serait beaucoup plus regardante sur un film faisant passer le même message de manière beaucoup plus subtile… Et puis de toute manière, arriver à élever à ce point l’humour potache et cracra au rang d’art mérite le respect.
Espérons qu’après un tel coup de maître, Kaufmann saura pousser le bouchon encore plus loin, et s’il y arrive, je suis franchement impatient de voir le résultat !
Poultrygeist est dispo sur Amazon et directement sur le site Troma : www.troma-france.net


