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    • Bebealien's World c'est du cinéma, du cinéma et encore du cinéma. C'est également cinq critiques de films par semaine, et parfois du hors sujet sur les courts métrages ou la culture geek. J'y étale ma science, mon mauvais goût et mon amour immodéré pour les films pourris. Surtout s'il y'a des ninjas dedans.
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    Jumper – Around the world, around the world…

    Par bebealien le Fév 25, 2008 | Dans News, Cinéma | Réagir »

    Petit retard à l’allumage en ce moment sur les nouvelles sorties ciné, mais je rattrape doucement mon retard. Quand Doug Liman, le réalisateur de La Mémoire dans la peau (bien) et de Mr & Mrs Smith (pas bien) sort un nouvel opus, on est en droit de se demander s’il va nous ressortir un bon film d’action nerveux ou une purge portée par un casting sur-payé…

    Jumper – libre comme l’air…

    Jumper raconte comment David, adolescent comme les autres, découvre un jour qu’il a la faculté de se téléporter. Sa famille étant plus que décomposée, il décide de partir à l’aventure. Mais un jour sa route croise d’un curieux agent de la NSA…

    L’affiche du film

    David Goyer est connu pour être un scénariste talentueux. On lui doit The Crow, Dark City, Batman Begins (et sa suite The Dark Knight avec feu Heath Ledger), Blade… mais le bonhomme a également connu quelques ratés dans sa carrière. Ghost Rider qu’il a réalisé, ou le très nanarissime Blade Trinity en sont quelques exemples. En effet le bonhomme souffre parfois d’une certaine paresse, d’autant plus frustrante que lorsqu’il est motivé il pond des scripts de très haute volée.

    Samuel L Jackson, apparemment passionné par son rôle…i>

    Jumper est malheureusement dans cette deuxième catégorie. Si son concept de base est plutôt intéressant et susceptible de proposer un film énorme, il se contente de ne l’exploiter qu’en surface. Alors certes il y présente d’autres « Jumpers » et nous parle de la mystérieuse organisation chargée de les pourchasser… mais ces thématiques sont esquissées sans jamais être creusées, le script tournant surtout autour de la relation amoureuse bien mièvre entre le héros et sa petite amie.

    En fait c’est très simple : mis à part les quelques scènes assez généreuses en effets spéciaux, le traitement est plutôt décevant pour du cinéma. On a l’impression pendant une heure et demie de voir les deux premiers épisodes bout-à-bout d’une nouvelle série télé. Alors certes les producteurs ont d’ors et déjà prévu de faire deux suites… mais au prix de la place de ciné (et encore je m’en fiche j’ai un pass illimité), je trouve que je suis loin d’en avoir eu pour mon argent.

    Egypte… dans deux minutes il fera du ski, dans trois du surf, dans quatre sera à tokyo…

    La mise en scène reste de plus relativement plate, à part une ou deux bonnes idées (même si peu originales car piquées à l’univers des comics). On retiendra par exemple celle où un Jumper incarné par Jamie Bell (qui a bien grandi depuis Billy Elliot) se jette sur un assaillant en jumpant pour arriver de manière plus rapide sur lui, ou encore lorsque le même s’amuse à faire jumper sa voiture en pleine circulation dense. Plans très courts d’une poignée de secondes. Ca fait peu…

    Au niveau casting Jamie Bell donc, dans un second rôle, joue le bad boy au bon cœur… rôle quelque peu sacrifié par le script. Samuel L Jackson joue le méchant aux cheveux blanc qui fronce les sourcils avec autant de conviction qu’un steak (mais on s’en fiche, même dans un navet il est cool Samuel), Diane Lane et Michael Rooker viennent payer leurs factures pour quelques scènes ne dépassant pas les cinq minutes de présence à l’écran… La petite amie jouée par Rachel Bilson semble parachutée d’un mauvais teen-movie…

    Jamie Bell est un rebelle : la preuve il a un blouson en cuir et il est mal rasé

    Reste Hayden Christensen qui, n’ayant pas grand-chose à défendre dans son rôle, donne l’impression de jouer Anakin Skywalker se téléportant… Bref pas vraiment une réussite.

    Le film n’est pas déplaisant pour autant… mais franchement on aurai vraiment aimé en voir plus… et que David Goyer se fatigue un peu plus sur son script.

    Vendredi c’est permis – pourquoi La Nouvelle Star c’est mieux que la Star Ac ?

    Par bebealien le Fév 22, 2008 | Dans News, Vendredi c'est permis | 2 retours »

    Maintenant que je commence à reprendre mon rythme de croisière pour poster mes élucubrations sur ce blog, je vais reprendre aussi ma règle d’aborder un sujet crétin ou sans intérêt tous les vendredis. La Nouvelle Star ayant recommencé hier soir, et n’ayant strictement rien d’autre à faire, j’ai regardé

    La Nouvelle Star – Nouvelle Saison

    Qu’est-ce-qu’il peut être moche leur logo…

    En France, on a le chic pour produire des émissions permettant de produire du temps de cerveau disponible. Et parfois, quelque chose surnage dans toute cette médiocrité. Habituellement, les émissions à casting où il faut voter chaque semaine pour le candidat de son choix se situent pour moi en termes d’intérêt quelque part entre l’intégrale de Marguerite Duras traduit en turc et l’anthologie des meilleures histoires drôles allemandes.

    La Star Academy, show hautement crétin, avec un animateur à baffer, des candidats tous plus abrutis les uns que les autres et ne sachant pas chanter… et surtout Pascal Nègre, incarnation de tout ce qu’un geek comme moi peut détester. Ce mec est le principal responsable de deux fléaux en France. Tout d’abord la vague de productions à chier estampillées « made in France » de chanteuses jetables braillant de la soupe en minaudant. Bref ce mec qui ne connaît rien en musique nous prend pour de gros crétins et nous vend de la merde. En plus de cela il est à l’origine d’un fort lobbying pour protéger ses chers artistes (entendre par là ses 80% de marge brute qu’il fait sur leur dos) contre les méchants pirates d’internet qui mangent des enfants. C’est grâce à lui qu’une offre légale intelligente permettant de distribuer la musique via le net met du temps à sortir.

    L’antéchrist de la production musicale francaise intéressante : Pascal Nègre

    Pire encore pour la Star Academy : les choix musicaux. En France, on est très doué pour le chauvinisme. L’esprit cocorico à encore de beaux jours devant lui, et la Star Ac le prouve bien. Quand tous nos has-been français passent pour chanter une chanson en playback avec un star-académicien aussi charismatique qu’un steak, je crois qu’on atteint le degré zéro du ridicule. Tous sont là pour payer leurs factures et vendre quelques disques en plus. Du coup la programmation musicale est aussi funky que celle de Nostalgie à trois heures du matin. La Star Ac prend vraiment les gens pour des cons. Et je ne parle même pas de ce qui se passe dans leur foutu château dont je me bât les roubignolles.

    De l’autre côté, la Nouvelle Star sur M6. J’aurai du mal à parler des premières saisons, j’ai vraiment suivi de loin. Quelque part, pas forcément d’intérêt, l’émission avait besoin de se roder pour prendre son rythme de croisière. Arrive la saison 3, avec un jury stable et équilibré, composé pour une fois de personnalités qui connaissent vraiment quelque chose musicalement. Manu Katché, Dédé Manoukian, Marianne James (je zappe Dove Attia qui est la caution producteur et qui résonne uniquement en terme de profitabilité) c’est autre chose que Pascal Nègre et Passy… Et avec un jury plus intelligent que la moyenne, forcément, la star de la saison sort du lot. On peut dire ce qu’on veut de Christophe Willem, et pourtant je ne suis pas friand de ce style musical, mais sa pop légère est largement au-dessus de la production musicale moyenne. Et perso, j’aime bien même si je n’irai pas acheter son disque.

    Re-bingo l’année suivante avec Julien Doré, qui au-delà du personnage survendu par la presse féminine tente au moins quelque chose sur scène. Certes il en fait parfois tellement des tonnes qu’il peut être irritant, mais il se passe définitivement quelque chose. Sa reprise agressive de Lolita, c’est quand même autre chose que la bouillie de TF1. Alors certes, on peut ne pas aimer le genre. Force est quand même de constater que le bonhomme à un certain talent.

    Personnage agacent, mais clairement doué, Julien Doré

    Pour cette nouvelle saison, exit les trois quart du jury (ne reste que Dédé Manoukian) et arrivent Sainclair, Lio et Philippe Manœuvre. Et là je me dis, « Wahou, il risque vraiment de se passer quelque chose cette année ». En effet le jury est tellement à l’opposé de ce que peut produire TF1 que le finaliste de cette année risque d’être vraiment hors norme. Entre Dédé les doigts de fée, amoureux des belles femmes un peu fragiles à belles voix, Sainclair, pygmalion et extrêmement exigeant musicalement, Lio, totalement siphonnée du bulbe mais toujours open pour l’expérimental et enfin Philippe Manœuvre, encyclopédie du rock, dont le budget cocaïne doit constituer la moitié des dépenses de l’émission… leurs choix ne peuvent être dans le mainstream vendeur de soupe.

    Lunettes noires et totalement barré, Philippe Manoeuvre est là

    D’ailleurs la première émission diffusée hier le prouve. Dans les quelques candidats d’ors et déjà sélectionnés, quelques personnes vraiment impressionnantes (dont un qui par son timbre de voix fait grave penser à Jeff Buckley). Cette nouvelle saison promet !

    Oui quelque part j’ai honte d’avouer que j’aime La Nouvelle Star, mais perso ca me fait du bien de voir enfin quelque chose bousculer le politiquement correct qui règne sur nos écrans depuis trop longtemps. Alors certes, dans l’absolu, le concept ne va pas super loin, mais au moins il se démarque et devient vraiment intéressant.

    Bouquins – Les Annales du Disque-Monde

    Par bebealien le Fév 21, 2008 | Dans News, Bouquins | 2 retours »

    On va un peu changer de thématique aujourd’hui. J’essaie de reprendre mon rythme quotidien de publication. Mais n’allant pas tous les jours au cinéma, je vais parler de choses un petit peu plus variées. Première incursion dans le domaine littéraire, pour parler d’une série de bouquins relativement connus dans la communauté geek, mais qui peuvent toucher un public plus large.

    Les Annales Du Disque-Monde – Fantasy et humour anglais.

    Terry Pratchett est un écrivain britannique né en 1948 connu pour ses écrits mêlant fiction et humour cynique. Dans un style so british, il parle de thématiques actuelles (la mondialisation, la place de la femme, la société de consommation) ou plus culturelles (les mythes, le rock, l’apocalypse). Il a écrit plusieurs séries de bouquin comme Le peuple du tapis ou Le grand livre des gnomes… ainsi qu’un excellent De Bons Présages (dont son pote, le réalisateur Terry Gilliam possède les droits d’adaptation), mais son œuvre phare est une série de 36 bouquins, dont on attend avec impatience les nouveaux tomes, intitulée Les Annales du Disque Monde. Si je parle aujourd’hui de Pratchet, c’est que le bonhomme a annoncé tout récemment qu’on lui avait diagnostiqué une forme précoce de la maladie d’Alzheimer. Dans un communiqué émouvant adressé à ses fans, Terry a expliqué qu’il tentera d’écrire tant que son cerveau le lui permet, car il a encore de très belles histoires à raconter… et on veut bien le croire…

    Terry Pratchett

    La série du disque monde se base sur un monde à peu près à l’opposé de celui de Tolkien, à savoir qu’il est régi par l’absurde. Tout d’abord par sa forme. Le disque-monde est en effet un disque, plat, posé sur le dos de quatre éléphants, eux même posés sur la carapace de A’Tuin, la grande tortue géante voguant dans l’espace.

    Une des représentations d’A'Tuin avec les éléphants et le disque-monde

    Les habitants du disque-monde vivent à un âge pseudo-médiéval et empli de magie. Ils sont généralement idiots ou roublards, voir même souvent les deux. Une des particularités du disque-monde est également que les croyances de ces habitants sont matérialisées. Existe donc tout un panthéon de dieux, majeurs ou mineurs, se faisant des guerres de pouvoir pour gagner en force. La Mort est également personnifiée, par un homme (et non pas une femme comme tout le monde voudrait le croire). Personnage dépressif, qui décide d’ailleurs un jour de se faire la malle, La Mort possède un grand sens de l’humour et est l’unique personnage présent dans tous les tomes de la série.

    La couverture d’un des premiers tomes de la série

    Plusieurs lignes d’histoires sont développées. Dans le tas, on peut en distinguer deux majeures. Tout d’abord celle de Rincevent, magicien paresseux et raté de l’académie de magie d’Ankh-Mopork, cité corrompue où l’on croise des nains, des trolls fait de rochers, un orang-outan bibliothécaire, une guilde d’assassins respectables, le très vieux Cohen Le Barbare ou encore Casanabo, nain et « deuxième grand amant du monde, fin bretteur, menteur éhonté, soldat de fortune et réparateur d’escabeaux ». Les aventures de Rincevent occupent les premiers tomes du Disque Monde. Plus tard, il cède la place à Carotte, garde de la ville d’Ankh Mopork, plus grand nain du monde (en fait un humain adopté) et seul vrai héros de ce monde burlesque.

    Le plus plaisant dans l’œuvre de Pratchett est de retrouver régulièrement ces personnages, au détour d’une page et de voir que plus la série avance, plus elle ne va strictement nulle part. Les personnages sont de fieffés idiots et Pratchett se sert de leur bêtise crasse pour traiter avec légèreté des sujets qui lui tiennent à cœur. L’ambiance générale que l’on ressent à la lecture demeure très particulière. Soit on accroche totalement et comme moi, on attend avec impatience chaque nouveau tome, soit on reste perméable à cet univers barré et il est difficile de s’y adonner. Mais de manière générale, les accros aux Monty Pythons devraient y trouver leurs marques, l’absurde étant assurément un des piliers de la série.

    Rincevent, juché sur Bagage, son compagnon coffre à pattes avec une volonté propre…

    Les Annales ont par ailleurs donné naissance à trois jeux d’aventures plutôt sympas, qui m’avaient fait passer de bons moments il y a quelques années. Certains doivent pouvoir se trouver aisément sur des sites d’abandonware. Centrés autour de Rincevent, ils sont extrêmement fidèles à l’univers de Pratchett.

    En conclusion, en bon fan qui se respecte, l’annonce de la maladie de Terry m’a particulièrement touché. J’aurai aimé pouvoir lire encore longtemps ses élucubrations. Il n’en sera rien, mais les quelques volumes qu’il arrivera encore à produire risquent d’avoir des résonnances très particulières et vraiment émouvantes.

    Dexter Saison 2 - Les serial killers sont sympas

    Par bebealien le Fév 20, 2008 | Dans News, Télé | 2 retours »

    Alors que TF1 s’apprête à diffuser la saison 1 de Dexter, les zaméricains ont eu la chance de découvrir la deuxième, forte en rebondissement et en suspens. Ayant eu la chance de la voir en avant-première moi aussi, force est de constater qu’au lieu de perdre son souffle, Dexter gagne encore en ampleur et en intérêt.

    Dexter saison 2 : flic sérial killer mais vachement sympathique

    Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, cette série raconte les aventures de Dexter Morgan, policier scientifique de Miami qui s’est spécialisé dans les analyses des projections de sang. Dexter est quelqu’un de timide, effacé, qui paraît mal à l’aise en société. Sa sœur en revanche, également flic, est une fille pleine d’assurance et voulant à tout prix être prise plus au sérieux. Mais Dexter a un secret : il est un tueur en série s’attaquant aux criminels. Elevé par un père d’adoption, policier lui aussi, il a appris à canaliser ses pulsions meurtrières pour les mettre au service d’une justice aussi violente qu’expéditive et à la moralité douteuse. Mais peut-on mener de front un travail de flic, une carrière de tueur et une tentative de vie personnelle lorsqu’on est dépourvu d’émotions ?

    Visage angélique et beau sourire, Dexter est un sérial killer

    Attention le paragraphe qui va suivre est fortement déconseillé aux personnes n’ayant pas vu la première saison. Rendez-vous directement au paragraphe suivant….
    La fin de la saison 1 avait laissé Dexter sur un troma : celui d’avoir du tuer son frère biologique, psychopathe ayant perdu tout contrôle. Lentement sa sœur d’adoption essaie de repartir du bon pied dans la vie après avoir été follement amoureuse d’un tueur. Mais la découverte du charnier marin dans lequel notre héros se débarrasse de ses victimes va mobiliser un task-force composée de membres de la police de Miami et du FBI pour coincer le « Tueur de Butcher Bay ». Et la sœur de Dexter en fait partie….
    En parallèle le sergent Doakes est de plus en plus proche du point de rupture et est plus que jamais obsédé par la découverte du secret de Dexter, quitte à perdre travail et amis pour y arriver. Enfin, la vie personnelle de notre héros commence également à battre de l’aile quand Paul, l’ex-mari de sa petite amie meurt lors d’un règlement de compte en prison.

    Jennifer Carpenter, soeur de Dexter, flic ambitieuse et talentueuse

    La saison 2 inverse donc les rôles, de traqueur sans pitié, Dexter devient traqué. Et c’est cette inversion des rôles qui fait le sel de cette nouvelle saison. Les personnages déjà bien caractérisés et avec une psychologie plutôt fine se voient encore affinés. Chacun se voit confronté à ses propres obsessions : carriérisme, recherche de justice ou de vérité, ou encore manque affectif. Et chacun, en suivante cette voie, se retrouve confronter à sa propre destruction.

    Dexter et son collègue divorcé Angel sur le lieu d’un crime

    Le ton de cette deuxième saison oscille toujours autant entre le très léger (entre autre via l’humour très gras de Masuka, collègue scientifique de Dexter) et le très violent avec des meurtres très graphiques et des cadavres baignant souvent dans leur sang. Un des atouts de Dexter est d’arriver à traiter des sujets durs voir même extrêmement violents avec une décontraction qui font aisément passer la pilule. Mais ce qui enfonce encore un peu plus le clou est le casting, définitivement impeccable, Michael C Hall (aperçu dans Six Feet Under) dans le rôle principal déchirant véritablement tout, appuyé par une belle brochette d’acteurs particulièrement solides dans les seconds rôles… et qui pour une fois ne servent pas de faire-valoir au héros.

    Doakes (Eric King) et Maria Laguerta(Lauren Velez), flic jusqu’au-boutiste et cheftaine de la brigade criminelle

    La plus part des séries ont du mal à se renouveler, ressassant sans cesse les mêmes thématiques ou perdant totalement leur intérêt (Lost, Heroes, Desperate Housewives…) mais Dexter évite ces écueils et donne plus que jamais envie de voir la suite. Mais pour cela, malheureusement, il faudra attendre l’année prochaine…

    Walking Dead – Quand les morts marchent

    Par bebealien le Fév 19, 2008 | Dans News, My Life | 3 retours »

    De temps en temps, en trainant sur des blogs amis comme celui de Zdenek/Arthur Rabot avec son Ombre du Z, on découvre des petits articles très sympas ventant les mérites de films, CDs, bouquins ou ici de Comics. Zdenek, donc, a fait un super article sur un Comic en noir et blanc nommé Walking Dead, revisitant les films de zombis. Ce we j’ai craqué à la FNAC et acheté sur un coup de tête tous les tomes dispos. Et….

    Walking Dead – Quand les Comics croisent Romero.
    Georges Romero c’est un peu la référence du film de zombie avec son mythique « La Nuit des Morts Vivants », « Zombie » ou son prochain « Diary of the Dead ». Il a été le premier a donner une véritable dimension sociale à ces films jusqu’alors réservé à un public de Drive-in. Chez lui, le mort-vivant est juste un prétexte pour traiter de sujets comme la société de consommation, la propagation du mal, ce qui nous définit en temps qu’être humain. Bref un ensemble de thématiques plutôt philosophique qu’une vision « basique » de ses films ne permet pas forcément de déceler.

    La couverture du premier tome édité chez Delcourt

    Son approche particulière a pas mal marqué les esprits et nombreux sont ceux qui ont tenté d’imiter son style sans jamais y parvenir. La plus part des tentatives se sont soldées par d’immondes navets, mal foutus ou fournissant du gore à outrance en oubliant le message sous-jacent qui fait la force des films de Romero.

    La force de Walking Dead réside justement dans sa reprise des thèmes chers à ce bon vieux Georges. Ici, nous avons à faire à un « never-ending zombie flick », un film sans fin ou les héros n’arrivent ni à annihiler toute menace, ni à s’enfuir. Grâce à ce contexte de menace permanente, le scénariste Robert Kirkman peut se concentrer sur le plus important : ses personnages. On suit donc Rick, policier se réveillant à la suite d’un coma prolongé dans une Amérique dévastée. Il va essayer de retrouver sa famille, puis avec un petit groupe de survivant de redémarrer une nouvelle vie. Sauf que parfois, les humains sont plus meurtriers et plus dangereux encore que les morts-vivants.

    Un petit groupe essaie de survivre coûte que coûte

    Au fil des nombreux tomes de la série (encore en activité à l’heure actuelle), la petite bande de survivants évolue, entre les morts, les rencontres, les pétages de plomb ou jeux de pouvoir. L’invasion de zombie ne devient plus qu’un prétexte, un catalyseur permettant de faire ressortir les plus bas instincts, presque animaux et surtout orientés vers un seul but : survivre, quel qu’en soit le prix et sans se soucier des autres.

    Au dessin, Tony Moore et Charlie Adlard excellent, dans un splendide noir et blanc, à retranscrire cette atmosphère de fin du monde. Ruines, désolation, chair putréfiée et rares coins de paradis ont rarement été aussi mis en valeur. La caractérisation des personnages est immédiate, malgré le nombre plutôt élevé de protagonistes à suivre.

    La femme et le meilleur ami de Rick

    Image avait commencé sur les chapeaux de roues dans le domaine de l’édition, et on était en droit d’attendre une véritable révolution de leur part. Mais avec le temps, on s’est aperçu que leurs publications tournaient presque toujours sur le même mode. Ce Walking Dead est non seulement leur plus grande réussite jusqu’ici, mais arrive même à remettre en cause les récentes productions de films d’horreur, oubliant trop souvent de raconter une histoire.

    Malgré son statut de bande dessinée, Walking Dead renvoie à de la littérature de haute volée, car j’ai rarement vu des personnages aussi fouillés psychologiquement avec une telle économie de mots et de situations. Définitivement du grand art !

    Quand les zombies attaquent…

    Enfin, pour finir sur une touche plus personnelle, Walking Dead utilise énormément des ficelles sur lesquelles j’ai basé mon prochain court Bunker, ainsi que sa suite éventuelle (si le premier rencontre un certain succès). Vu la vitesse et l’ardeur avec laquelle j’en ai dévoré les quatre tomes disponibles chez Delcourt, je crois que j’ai opté pour un bon parti pris scénaristique. Maintenant y’a plus qu’à !

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      Mon second court métrage, Une Histoire de Famille.
      Avec Jo Prestia, Jean Claude Bouillon, Ludo Berthillot, Fabrice Deville et Lili Bettenfeld.
      Ecrit, réalisé et produit par Paul Doucet

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      Mon premier court métrage, Bunker.
      Avec Randiane Naly.
      Ecrit, réalisé et produit par Paul Doucet

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