Attack the Block – Racailles VS Aliens
Par bebealien le Sep 29, 2011 | Dans News, DVD | 1 réaction »
Décidément, les aliens sont à la mode en ce moment. Un revival qui semble amorcé par District 9. Depuis, à côté de films « sérieux » comme Super 8, il est à la mode de confronter les aliens à tout et n’importe quoi. Entre un Cow Boys VS Aliens et un Alien VS Ninja, un petit film anglais sorti de nulle part est sorti cet été, dans une certaine indifférence. Dommage, car Attack the Block, en confrontant des petits branleurs à des grosses boules de poil très voraces, fait un mélange des genres étrangement réussi. Alors c’est décidé, pour mon premier long, j’écris soit Derrick VS Aliens, soit José Bové VS Alien.
Attack the Block – On ne touche pas au quartier !
Une cité de Londres. Une bande de gamins plutôt énervés agressent une jeune femme pour lui piquer son sac et ses bijoux. Mais ils sont stoppés net par quelque chose qui se crashe dans une voiture toute proche. Allant voir ce que c’est, Moïse et sa bande découvrent une créature extraterrestre qu’ils poursuivent pour la tuer avant de l’exhiber en trophée à travers le quartier. Mauvaise idée car quelques heures plus tard, c’est cette fois-ci une vraie légion d’aliens qui débarquent. Et ceux-ci sont bien plus voraces et résistants… Et la dernière ligne de défense de la cité s’avère vite être la bande de Moïse…

Suite:
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le concept d’Attack the block était foireux, et qu’on était en droit de s’attendre à une belle daubasse. Heureusement il n’en est rien. Car en faisant d’une bande de petits cons les protagonistes de son film, Joe Cornish ne cherche jamais à les rendre angéliques. Il se sert au contraire de leur colère et de leur violence pour justifier le fait qu’ils prennent de l’importance et se comportent en combattants lorsque le danger arrive. Un mécanisme simple, mais qui suffit à les rendre agréable et à en faire de vrais héros.

Autre bon point, Cornish s’entoure d’acteurs débutants et arrive à trouver les bons mots pour rendre les dialogues plausibles. Et il faut bien avouer que John Boyega qui incarne Moïse est quand même foutrement charismatique. Ce qui fait que le film ne tombe jamais dans le ridicule, malgré son pitch, et que l’on accroche, même quand les gamins décident de se la jouer ninjas sur mobylette. Ce qui, sur le papier n’est pas forcément une évidence. Autre bon point, la BO du film cogne étonnement bien pour un premier film, et vient soutenir l’énergie très agréable d’Attack the Block.

Malgré son petit budget, le film est généreux en monstres en simplifiant leur design au maximum, ce qui permet d’en avoir parfois un gros paquet à l’écran. Leur look est un peu étrange, sortes de grosses boules de poils noirs, surmontées d’une grosse paire de dents fluo. Et là aussi, bizarrement, malgré leur apparence à la limite du cheap, ça passe tout seul. Cornish avoue lui-même que Carpenter a été une grosse influence pour sa mise en scène. Et il faut bien avouer que ça se voit, et que c’est d’autant plus frappant que Big John semble avoir oublié qu’il savait réaliser… avant…

Attack the Block est donc une étrange réussite. Avec son pitch casse gueule, ses aliens étranges et ses héros têtes à claque, le film réussi son coup. Alors certes, encore une fois, ce n’est pas le film du siècle, mais c’est franchement sympa. Après Harry Brown, encore un film qui montre une étonnante santé du film de genre anglais. Il faut dire que contrairement à nous, ils n’hésitent pas à mettre un peu de budget sur ce type de film, et certains producteurs n’hésitent pas à prendre un minimum de risque pour monter des projets atypiques. Vais pas vous faire un énième couplet sur le système français, mais j’aimerai bien qu’on sache un peu produire comme eux…
1 commentaire
Bien sympa comme film, très maîtrisé et on est loin d'un film ghetto ou d'un nanar.
Par contre, le côté disney des aliens est très énervant.
*SPOILER*
Le seul truc qui m'a vraiment surpris dans le film est, que ces bestioles traversent l’atmosphère et donc subissent des températures de plusieurs milliers de degrés, mais qu'on peut les tuer avec le feu.
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