Blindés – Une série B honnête mais paresseuse
Par bebealien le Fév 9, 2010 | Dans News, Cinéma | 2 retours »
Bonne news ce matin au réveil. Il y avait une incertitude quand à la présence définitive de Salem Kali au générique d’Une Histoire de Famille, mais c’est maintenant confirmé, il sera bel et bien de la partie. Cool, car en face d’acteurs vraiment chevronnés, il me fallait un petit jeune qui envoie du bois. Et Salem, en plus d’être un ancien champion de kung fu, ce qui lui permet d’être facilement crédible dans le milieu de la boxe dans lequel évolue le film, est un acteur qui monte qui monte et dont on devrait parler de plus en plus… Bref une nouvelle qui met de bonne humeur.
Blindés – Vite vu, vite oublié
Fraîchement revenu d’Irak, Ty doit s’occuper de son frère paumé suite à la mort de leurs parents. Il accepte un job de convoyeur de fonds. Son chef lui propose le jour même un coup fumant : d’ici quelques jours, ils devront transporter plus de 40 millions de dollars. L’idée est simple : détourner la somme, sans arme ni violence et disparaître. Mais bien entendu le plan simple va déraper, forçant Ty à choisir un camp, quitte à se mettre à dos ses collègues…

Suite:
Blindés est une petite série B, avec tout ce qu’un tel projet peu contenir comme bons et mauvais côtés. Le film a au moins une grande qualité, celle de ne pas chercher à en faire trop, se contentant d’un sujet simple et en le menant de bout en bout sans fioriture ou excès inutiles. C’est du film de mec, viril et efficace. Et ce, même si le script manque quand même un poil d’originalité. Bref le film parfait pour combler une heure et demie d’ennui un soir ou vous ne savez décidément pas quoi regarder.

Le casting est amusant, mélange de has-been (Matt « Mary a tout prix » Dillon, Skeet « Scream » Ulrich), de stars du petit écran venus s’acheter une réputation sur le grand (Milo « Heroes » Ventimiglia et Amaury « Prison Break » Nolasco), de deux vieilles badernes venues payer leurs factures (Laurence Fishburne, Fred Ward et Jean Réno) et d’un jeune acteur qui essaie de se faire un nom (Columbus Short). Un casting 100% testostérone très hétéroclite mais qui, sorti de son héros, ne donne vraiment à personne la possibilité d’exister. A part peut être Dillon et Fishburne qui ont au moins un peu d’épaisseur.

Car finalement, Blindés tombe dans les travers des films choraux, à savoir que plusieurs personnages ne servent clairement à rien (celui de Reno ou celui de Ulrich) ou sont sous exploités (Nolasco) ce qui donne l’impression qu’ils ne sont que des faire valoir inutiles. C’est peut être du au réalisateur Nimrod Antal qui avait livré Motel. Déjà, dans son film précédent, il se concentrait tellement sur son héroïne qu’il oubliait de rendre ses méchants un peu plus terrifiants. Et bien là c’est un peu pareil. A trop chercher d’excuses à son héros pour le faire agir bien, il oublie un peu de décrire les raisons qui poussent ses collègues à se braquer eux-mêmes…

Blindés se regarde donc comme un film du samedi soir. On peut quand même lui reprocher son manque d’ambition, car une telle situation aurait pu permettre d’aller chercher un peu plus loin la psychologie des protagonistes, afin de les voir lentement devenir plus bestiaux en devant choisir entre se retrouver en tôle ou tuer leur prochain. Mais non. Blindés se contente d’être gentiment divertissant et d’éviter toute forme de subversion. Bref, le prototype parfait du film vite vu vite oublié, même s’il est pourtant efficace.
2 commentaires
Vu y'a 2 semaines et pourtant déjà oublié ...
Encore et toujours d'accord...
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