Certains l’aiment chaud – Marylin ne laisse pas froid
Par bebealien le Mai 21, 2012 | Dans News, Film de Culte | Réagir »
On continue l’exploration des films Air France vu pendant mes vacances. Cette fois-ci c’est un grand classique que je n’avais pas encore eu la chance de voir. Mais avec la sortie récente d’un film sur la blonde mythique, je me suis dit qu’il était temps de réparer cet écueil de plus dans ma culture. Et puis Billy Wilder, c’est loin d’être un manche. Et cadeau bonus, ça me permet de ressortir mon éternel discours préformaté de vieux jeune con fatigué disant que oui, vraiment, c’était mieux avant. En tout cas, les comédies étaient bien mieux écrites ET originales.
Certains l’aiment chaud – Un Wilder de la grande époque
Joe et Jerry sont deux musiciens de Jazz qui vivotent en jouant des petites salles. Sauf que la police est sur les dents en ce moment et qu’une descente dans une boite à alcool pendant la prohibition les amène à se planquer dans un garage… où un mafieux descend plusieurs concurrents. Forcés de fuir la ville pour éviter de mourir, les deux hommes trouvent une planche de salut dans une troupe de musicienne entièrement féminine. Déguisés en femelles ils vont croiser malgré eux la route d’une blonde incendiaire et un peu nunuche que chacun va essayer de mettre dans son lit, sans pour autant se trahir.

Suite:
Sorti en 1959, Certains l’aiment chaud à bien vieilli. Et ce grâce à la qualité du script. Alors qu’on pourrait penser que le film va tomber dans un triangle amoureux bateau, le film prend finalement un chemin un peu différent, l’un des deux protagonistes prenant de plus en plus goût à son rôle de femme. Il faut dire que le film est mythique pour son tournage particulièrement épique, Marylin étant incapable de retenir deux phrases d’affilée et allant parfois jusqu’à une soixantaine de prises pour un plan tout simple… ce qui faisait hurler Wilder qui voulait une autre actrice à sa place.

Autre anecdote amusante, sur le tournage Tony Curtis et Jack Lemmon, voulant vérifier l’efficacité de leur maquillage allèrent se repoudrer dans les toilettes des femmes. Aucune réaction de la gente féminine, ce qui les convainquit que ça marcherai à l’écran. Et les deux ont l’air de s’être bien amusés sur le plateau, en tout cas lorsque la blonde inculte n’y était pas. Mais même en connaissant ses lacunes d’actrice, il faut bien dire qu’on ne voit qu’elle dès qu’elle est à l’image. Et que personne ne joue aussi bien l’ingénue provocante malgré elle.

On peut quand même noter que dans l’absolu le film marche mieux dans sa première partie, l’intrigue ralentissant un peu lorsque l’histoire se pose dans un petit hôtel à côté de la mer, alors qu’un l’un drague la belle et que l’autre se fait draguer par un vieux milliardaire fringuant et particulièrement ouvert d’esprit. Avec une durée d’un peu plus de deux heures, Wilder lâche à mi-chemin l’humour et les quiproquos sur le fait que ses héros soient déguisés en femme et finit par devenir plus routinier dans ses situations. Dommage.

Il n’en reste pas moins qu’avec un tel trio d’acteur, le film se regarde tout seul, et arrive à être léger, pétillant et légèrement en avance sur son temps (1959), en jouant avec la censure et en suggérant à de nombreuses reprises la plastique aérodynamique de Monroe. Et encore une fois on ne peut que regretter que celle-ci n’ait pas été meilleure actrice, car vu son charisme naturel elle aurai pu faire une vraie bonne grosse carrière ciné, plutôt que de ne faire que quelques films souvent aménagés pour sa faible capacité à retenir un texte…
Aucun commentaire pour le moment
Laisser un commentaire
| « RA One – Ramai c’est pas mal en fait | Warrior – Le MMA, c’est la guerre » |


