Chocolate – Rain man fait du kung fu
Par bebealien le Jul 2, 2012 | Dans News, DVD | Réagir »
Ouais je sais, mon titre est faux. Car ce n’est pas rain man, mais rain woman. Et elle ne fait pas du kung fu mais du muay thai. Mais merde, après tout je fais ce que je veux, non ? Et si j’avais voulu appeler cet article Pacman fait du ski, j’aurai aussi pu, même si là clairement il n’y aurai eu aucun lien. Mais pourquoi m’énerve-je donc ? Et bien parce que ces derniers jours, les commentaires ont pas mal poussés entre autre sur Serbian Film où certains questionnent le fait que l’on réalise / regarde ou critique ce genre de films. Alors à ces chers nouveaux lecteurs je n’ai qu’une chose à dire : si ca ne vous plait pas, dégagez. THIS IS BEBEAAAAAAAAAAAAAA(lien’s world) !
Chocolate - La vie, c’est comme une boîte de pains dans la gueule
Jen est une gamine autiste, née d’une mère ayant trainé avec la mafia locale, et d’un père japonais condamné à l’exil pour sauvegarder sa famille. Si sa mère l’élève chichement, Jen développe avec le temps une étrange faculté : elle est capable d’enregistrer et de reproduire très facilement les mouvements qu’elle voit. Son appartement étant juste à côté d’un club de Muay Thai et se gavant de films, Jen devient une experte en la matière sans le savoir. Quand sa mère est hospitalisée pour un cancer et que son ami découvre une liste d’anciens débiteurs, Jen va utiliser ses talents pour récupérer l’argent…

Suite:
Chocolate est un film étrange. Etrange car avec un sujet aussi susceptible de tomber dans le pathos, on s’attendait à du bien débilos. Et étrangement, la première demie heure décrivant la naissance et la jeunesse de la gamine sont vraiment bien écrites et jouées… alors que lorsque les bastons commencent enfin, le script devient beaucoup plus léger, voire carrément cliché. Etrange car même si c’est un film de baston, Chocolate parle de l’autisme d’une manière étonnement mature… même s’il s’en sert in fine pour justifier le statut de super héroïne de Jen…

Côté baston, ça déboite sec. En même temps, c’est la même équipe qu’Ong Bak, avec le même réalisateur et le même chorégraphe. Et Jeeja Yanin, vue depuis dans Raging Phoenix (chroniqué sur ce formidable blog il y a quelque temps) a quand même un sacré putain de niveau technique. En fait, depuis Michelle Yeoh, je crois qu’on n’avait pas eu grande monde capable d’assurer à ce point. Et comme souvent chez les thaïs, les coups sont souvent réels, et les cascadeurs prennent cher. Très cher même vu certaines chutes hallucinantes…

Ce qui est juste dommage, c’est que dans son dernier tiers, Chocolate part un peu en sucette, disséminant de-ci de-là des combats sans intérêts ou totalement impossibles (wtf, l’arrière salle d’un resto japonais transformée en dojo avec plein de vrais katanas !?!). Etrange, car sorti de sa toute dernière scène sur une face d’immeuble (même si le décor fait désespérément toc), le rythme du film va plutôt en descendant. Et seul ce climax, pourtant en dessous des attentes, vient relever un peu le niveau.

Maintenant, encore une fois, cette semi déception se produit juste parce que la première partie du film est étonnement surprenante et réussie, à des années lumières de ce qu’on trouve habituellement dans le cinoche thaï, et encore plus dans son cinéma de tatane. En tout cas, pour qui aime voir des distributions de claque dans la tronche, Chocolate vaut le détour… à condition d’être prévenu sur mon fameux bémol : par la suite, le film est moins bon. Et c’est dommage.
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