Clones - De la SF à l’ancienne et Bruce Willis avec des cheveux
Par bebealien le Nov 2, 2009 | Dans News, Cinéma | 9 retours »
On commence, comme tout début de mois, par la sortie du numéro 9 de ce formidable webzine gratuit et totalement geek qu’est 42, que vous pouvez télécharger ici. Au programme, une thématique autour du futur et de comment on l’imaginait il y a quelques années, des articles idiots, de l’humour idiot… Et c’est toujours écrit par une bande d’idiots dont votre serviteur. Sinon, concernant mes autres projets, j’en ai un peu marre d’attendre mais pas le choix. J’attends la réponse d’une prod, j’attends la réponse d’une tête d’affiche, j’attends la réponse pour la sélection de Bunker à plusieurs festivals, j’attends pour la diffusion de Bunker à la télé. Marre !
Clones – Un titre bien mal traduit
Le futur dans quinze ans. Grâce aux progrès de la robotique, les êtres humains restent cloitrés chez eux et pilotent à distance des corps de substitution, évitant ainsi tout danger. Un soir, un homme utilise une arme étrange sur un clone, le grillant mais provoquant également une réaction en chaîne détruisant le cerveau de l’homme qui le contrôle. Le FBI se met à enquêter, aucun meurtre n’ayant eu lieu depuis un petit bout de temps. L’affaire semble d’autant plus étrange que l’homme au cerveau en bouillie est le fils du concepteur de ces fameux clones…

Suite:
Clones est l’archétype du film de science fiction typiquement ancré dans les années 90. Thématique SF, scènes d’action à l’ancienne, utilisation d’animatroniques au lieu d’SFX numériques, production design vieillot, Bruce Willis avec des cheveux… tout est fait pour nous rappeler cette période sympathique où le numérique ne se substituait pas à toute tentative de narration. Bref de la bonne SF à la papa, avec tout ce que ca peut supposer comme qualités ou défauts. Et aussi sympathique que soit Clones, il ne manque malheureusement pas de défauts.

A commencer par ce titre, franchement débile, puisque le film ne parle pas de clones mais de robots ayant plus ou moins l’apparence de leur « pilote ». Pas de clonage du tout dans l’histoire. Le titre original « The Surrogates » signifiant d’ailleurs « substitut ». Bref un contresens de plus à ajouter sur le compte déjà lourd des traducteurs français. Mais à la limite, ce n’est pas très important. Ce qui l’est plus par contre, c’est qu’en tapant dans une SF un peu rétro, le film semble lui aussi être sorti dans les années 90.

Ce n’est pas qu’on s’ennuie, mais quelque part on a déjà vu ce film, et en mieux. Et on a surtout l’impression qu’il fait furieusement daté. Pourtant Jonathan Mostow n’est pas un mauvais réal, puisqu’il a su prouver via U-571 ou Terminator 3 qu’il était un faiseur honnête. Mais là, ca pue vraiment le manque d’ambition, autant formelle que technique. En fait, on a plus ou moins l’impression de voir ce qu’aurai pu donner un sujet comme Blade Runner entre les mains d’un incapable. Et c’est assez dommage.

Car dans l’esprit, Clones cherche quand même à développer des thématiques intéressantes autour de la vie, et plus précisément de la vie par procuration, de l’incapacité des hommes à discuter et d’une recherche continuelle de la perfection. Mais au lieu de creuser ces thématiques, Mostow se contente d’en dessiner les contours et de s’intéresser à une intrigue mollassonne sur laquelle on a toujours un train d’avance. A croire que le fait que Walt Disney Pictures soit derrière le projet ait annihilé tous les efforts tendant à rendre ce film un peu plus adulte. Bref ca se regarde mais ca s’oublie vite, et c’est bien dommage…
9 commentaires
U-571 ouais, mais Terminator 3... P'tet niveau réalisation ça va, mais le reste, ça pique un peu.
Quand à Surrogate (com surrogate dans Vista, c'est bien pire), j'avais vu le début, mais l'impression de déjà vu m'avait aussitôt refroidi (du coup j'ai pas été jusqu'à la fin.)
Ce film est un bon dans le temps.
Pitain mais le titre foireux de la traduction fr v_v
Mouais, un bon moment décompléxé à passer tout de même. Mais en effet oublié en 5 minutes, et ca c'est dommage.
Le clan de ceux qui refusent les substituts m'a très vite fait penser aux rebelles des Fils de l'homme, et m'a rappeler à quel point la S.F. pouvait être excellent, mais beaucoup beaucoup trop rarement au cinéma.
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