Daybreakers – Et si les vampires prenaient le pouvoir ?
Par bebealien le Mar 8, 2010 | Dans News, Cinéma | 9 retours »
Une bonne nouvelle supplémentaire pour Bunker ce week-end, puisque mon court est sélectionné au festival Cas d’Rage à Gagny et sera donc en compétition avec 19 autres films le 10 avril. Vu que Bunker est un peu à part, par rapport aux thématiques traitées dans le reste de la sélection, a priori pas de chances d’espérer remporter un prix, mais il n’empêche que ca fait plaisir. Sorti de çà, Une Histoire de Famille commence doucement à trouver tous ses lieux de tournages. Le temps d’aller les photographier et les heureux co producteurs auront le droit à une première salve d’informations sur ce qui va se passer…. J’en profite d’ailleurs pour signaler qu’on est à pile 20€ du premier millier récolté.
Daybreakers – Une honnête série B
2019. Les vampires ont pris le contrôle et sont au pouvoir. Mais à force de transformer ou de consommer la population, le nombre d’humains a drastiquement diminué. A tel point que le sang commence à se faire rare. Et cher. Edward, un scientifique tentant de mettre au point un sang de synthèse croise par hasard une résistante humaine qui lui fait part d’une étrange découverte : il existe un moyen de transformer un vampire de nouveau en humain…

Suite:
Daybreakers est l’archétype de ce que devrait être toute série B. Un film bien pensé, plus intelligent que ce que son pitch peut laisser imaginer, et avec un casting solide. Et c’est bête à dire, mais cette base pourtant nécessaire pour faire un film qualitatif est de moins en moins respectée. Et c’est bien dommage, car les frères Spierig, qu’on attendait plutôt sur un film bourrin vu leur premier essai fauché intitulé Undead, prouvent qu’en prenant le temps de présenter un univers cohérent et chiadé, le film gagne franchement en immersion et en intérêt.

Pour une fois, au lieu de se contenter du pitch (les vampires dominent la société), le script creuse le concept, créant système de conduite en plein jour, équipement spécial des militaires pour capturer les humains, systèmes défensifs « réalistes »pour ces derniers… bref sans pour autant être révolutionnaire, on est agréablement surpris par un monde qui a été pensé pour être cohérent. Et c’est d’autant plus agréable que le film n’a couté que 21 millions de dollars, à savoir à peine le salaire d’un Tom Cruise. Sans oublier non plus que le vampirisme est traité de manière scientifique, comme un virus, et fait donc abstraction de tout ce qui est croix, religion ou mysticisme.

Niveau interprétation, c’est également un sans faute, en plaçant ce bon vieux Sam Neill, de plus en plus sous exploité ces temps-ci, en leader industriel fournissant le sang à ses congénères aux dents longues, Ethan Hawke lui aussi trop rare, dans le rôle du scientifique, et William Dafoe dans celui du leader de la résistance, seul vampire à avoir pu de nouveau se transformer en humain. A noter, la présence d’Isabel Lucas qui a été babe du week end. D’autant plus appréciable que, malgré l’étroitesse du budget, il n’a pas été intégralement consommé dans le cachet des acteurs et que le film est visuellement chiadé.

Daybreakers reste quand même une série B, et malgré ses deux premiers tiers particulièrement élégants et raffinés, la résolution de l’intrigue dans le dernier tiers est un peu plus routinière et plus convenue. Rien de grave ou de rédhibitoire pour autant. Une chose est sûre, vu le film précédent des Spierig, je ne m’attendais pas à un film bien pensé et bien foutu. Et çà donne envie de voir ce qu’ils sont capables de faire avec un vrai budget conséquent. En tout cas retenez ce nom , amis lecteurs. Je suis sur qu’on reparlera très vite des Spierig brothers…
9 commentaires
Ceux qui ont lu le livre pourront aussi faire le lien je pense, notamment la fin (c'est pas du copié collé non plus)
Et paradoxalement le livre transpire de clichés envers les vampires (notamment comment Robert combat les vampires)
Pour avoir vu les deux, à part le fait qu'il y a des vampires et peu d'humains, pas grand chose à voir.
D'autant plus que l'adaptation ciné avec Will Smith est quand même bien foireuse...
Dommage que pour la résolution, reviennent les images christiques et les ralentis qui jusque là ne manquaient ABSOLUMENT PAS à la mise en scène. Pareil, la relation papa/fifille de Sam Neill m'a aussi paru too much.
Mais c'est de la bonne série B, et l'univers vampire est hyper intéressant (coup de coeur pour le kit diurne pour automobiles).
Cependant quand à l'intrigue il ya quand même des trucs assez nazes, du genre le fait qu'on puisse "guérir" d'être un vampire en étant exposés un court temps au soleil, c'est quand même un peu n'importe quoi, je m'étonne que personne ne s'insurge^^
De plus ils auraient pu creuser un peu plus certains aspects de la société de vampires en question plutôt que de faire des dialogues con-cons par moments.
Mais sinon le film est super-cool, mais quand même un peu décevant. Par contre je le voyais pas comme une série B au départ.
J'ai bien aimé l'adaptation de la société en mode vampire (le mode conduite de jour pour les voitures, le Starbucks sanglant etc..).
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