Film de Culte – The Thing
Par bebealien le Sep 17, 2009 | Dans News, DVD | 12 retours »
Petit rappel en préambule : c’est demain que sort Bunker, mon premier court métrage semi-pro. Après deux années à critiquer tous les films passant à ma portée, j’espère bien que vous me rendrez la pareille et me donnerez des avis objectifs et argumentés. Sinon, ma connexion internet n’est toujours pas établie chez moi, je suis encore dans les cartons du déménagement, donc aujourd’hui on reparle d’un film culte. J’ai bien vu que District 9 est sorti, mais je n’irai le voir que ce week end, et donc le critiquerai lundi.
The Thing – Mon film d’horreur préféré
Une base dans l’antarctique. En explorant une autre base proche, des scientifiques ne trouvent plus la moindre trace de population. Tout est ravagé et il ne reste plus qu’un chien et un carcan de glace ayant apparemment contenu quelque chose d’important. Ramenant le chien à la base, les scientifiques vont vite se rendre compte que celui-ci cache quelque chose d’horrible sous son apparence de canidé… et cette chose horrible a l’étrange faculté de pouvoir prendre n’importe quelle apparence. La paranoïa va pouvoir commencer…
Suite:
Remake d’un vieux classique : La Chose d’un autre monde (1951), The Thing sort en 1982 et fait l’effet d’une bombe dans le petit monde du film d’horreur. Il faut dire que Carpenter est alors au sommet de sa forme et ce film synthétise ses thématiques fétiches comme la propagation du mal ou la définition du mal. Même si le film à bientôt 30 ans, je ne peux m’empêcher de lui trouver une efficacité prodigieuse à chaque fois que je le regarde. C’est franchement le film d’horreur que je préfère.

Car Carpenter joue avec un script bien malin. Son alien ayant la capacité de prendre n’importe quelle apparence, il va bien sur remplacer petit à petit des membres de l’équipe pour mieux les décimer. Très vite une tempête de neige arrive et les moyens de transports sont mis hors circuit. On tombe alors dans le film paranoïaque ou chacun se demande si son voisin est vraiment lui-même ou s’il est le monstre. Le spectateur est d’autant plut impliqué qu’il a le même niveau d’information que le personnage principal joué par Kurt Russell.

Non seulement cette paranoïa est racontée d’une excellente manière, mais elle est encore renforcée par l’horreur absolue de la créature lorsqu’elle se met à tuer, faisant pousser des excroissances contre nature sur des corps rendus difformes, attaquant lorsqu’on ne l’attend pas et semblant particulièrement retorse à tuer. Une de ses transformations m’avait d’ailleurs particulièrement marqué. Après avoir pris l’apparence d’un scientifique et s’étant fait découvrir, elle prend la fuite en séparant la tête du corps de son hôte, puis en lui faisant pousser des pattes d’araignée. Un délire horrifique qui représente pour moi l’un des plus beaux et plus cauchemardesques concepts que j’ai pu croiser.

Alors certes, je vais peut-être passer pour un vieux con, mais franchement, les films d’horreur c’était mieux avant. Aujourd’hui on joue sur les faux effets de surprise, le gore sanguinolent et la musique qui fait tadaaaaaaaaa pour faire sursauter la midinette, mais on oublie que la véritable horreur est plus profonde que çà. En jouant sur une paranoïa simple, sur une créature originale qu’on ne voit jamais tout à fait et qui change d’apparence, sur l’isolement, sur des vrais maquillages géniaux et non pas des sfx digitaux foireux et surtout sur un très bon script, Carpenter a signé le dernier grand film d’horreur. Depuis, j’attend que la mode des SFX moches passe et qu’on me foute enfin de nouveau une grosse trouille, avec autre chose que des fantômes à cheveux longs et sale…
12 commentaires
Décidément y a plein de film que j'ai manqué. Mais aaargl District 9 me donne envie
D'ailleurs il devrait être obligatoire ce film à l'école.
Et "District 9 "est surprenant.
Alors c'est pas du à l'age du film, parce que comme certains vieux jeux vidéos des fois ça coince, mais la non j'ai juste trouvé la bazar long et mou, avec par contre une réelle surprise et un bon moment sur le dernier quart d'heure du film, ou j'étais complètement perdu d'ailleurs :)
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