Get The Gringo – Il est bon ton film, el Gringo
Par bebealien le Jul 25, 2012 | Dans News, DVD | 2 retours »
Bon, j’avoue qu’en faisant mon calembour débile sur le titre, je surévalue quelque peu la portée du dernier film produit et avec Mel Gibson. En même temps, je suis content de soutenir le dernier film d’un mec blacklisé totalement par Hollywood et obligé de le distribuer en DTV. Mel Gibson, en DTV. Ouais, on croit presque rêver. Surtout que le film est intéressant à regarder, montrant de l’intérieur la vie d’une grosse prison de Tijuana : El Pueblito. Et franchement, c’est vraiment dommage qu’il ne tourne pas plus, car papy Gibson a encore sacrément la pèche et bouffe toujours autant l’écran.
Get the Gringo – En taule, le Gibson, en taule !
Un homme roule à vive allure avec un gros sac de pognon, tentant d’échapper aux flics ricains. Il arrive à passer in extremis la frontière pour se faire arrêter par les mexicains. Ceux-ci confisquent bien entendu l’argent et envoient l’homme à El Pueblito, la pire prison du coin. Là-bas, tout s’achète et tout se vend. Accompagné d’un gamin de dix ans, l’homme va apprendre les codes qui régissent les lieux et tout faire pour remettre la main sur le magot que tout le monde convoite. Et au passage se retrouver une certaine humanité.

Suite:
Je ne reviendrai pas sur l’affaire qui fait que Gibson est blacklisté, ca ne nous intéresse pas. Ce qui est sûr par contre, c’est qu’alors qu’un Russell Crowe se fait rare, on se rend compte qu’on manque cruellement de héros vraiment viril à l’ancienne au cinéma ces jours-ci. Et Mel Gibson, avec son mélange de masochisme habituel et d’humour décalé laisse un gros vide. Du coup il produit lui-même ce petit budget qui lui permet de se hisser sur le devant de la scène. D’ailleurs les critiques ne s’y trompent pas et notent vraiment bien le projet.

Malgré sa trame classique avec un gros dur fatigué qui va s’humaniser face à un gamin tout en essayant de chopper sa reum, Get the gringo se permet le dépaysement via la peinture un poil romancée du quotidien dans une prison mexicaine réputée pour être celle contenant le plus de prisonniers américains au monde. Et le script se permet même via une jolie pirouette de permettre au héros de sortir le temps d’avancer sur sa traque du magot. Et histoire de bien montrer la teneur à l’ancienne du film, beaucoup de personnages, dont le héros, n’ont pas de nom.

Côté casting, malgré un budget serré, Mel convoque Peter Stormare, Bob Gunton vu dans 24h chrono ou Patrick Bauchau. Plus toute une galerie de sales gueules, donc celles incarnant les caïds locaux. Et un gamin qui pour une fois n’est pas à claquer ni trop caricatural, Kevin Hernandez. Un exploit suffisamment rare pour être noté. Ayant du me fournir le film en tipiak, sa distribution étant limitée, j’avoue avoir loupé une partie de l’intrigue puisque les conversations en espagnol n’étaient pas sous titrées et que je ne parle pas la langue. Mais ça m’avait l’air compréhensible.

Malgré ses deux ou trois situations over the top, Get the gringo jongle habilement entre le film noir, le film de prison et une certaine décontraction générale qui font que le film passe très facilement et se laisse suivre vraiment agréablement. Maintenant, encore une fois, dommage qu’un tel projet n’ait pas le droit aux faveurs d’une sortie sur grand écran alors que tant de purges, elles, ont le droit à cet honneur. Heureusement, outre un rôle dans la suite de machette, on parle d’un éventuel retour de Mel derrière la caméra. Cool, car il est également un grand réalisateur sous estimé… Et hop, 999ème article, demain c’est le 1000ème…
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