Haywire (Piégée) – Le premier film d’action bobo
Par bebealien le Mai 14, 2012 | Dans News | 1 réaction »
Retour de deux semaines de vacances en Thailande. Très beau pays, puisqu’outre des putes et des petits garçons, on y croise des gens super sympa, de la bouffe qui déchire, des beaux paysages, du super temps, de beaux paysages. Bref, si un jour je m’exile, c’est décidé, c’est là bas. Histoire de mourir d’une overdose de pad thai arrosé d’un shake à la coco. Sinon hier c’était le reshoot day d’Exterminatus, en équipe réduite et c’était fort sympathique. Mais maintenant reprenons le fil de nos activités à savoir la critique de films. En plus ca tombe bien, j’en ai vu un paquet sous les palmiers ou dans l’avion. Et on va commencer par le gros ratage du tas.
Haywire – Super casting pour film creux
Mallory est une super mercenaire qui travaille pour l’Agence, un groupuscule qui remplit des contrats pour différents gouvernements. Mais un jour, une simplie mission d’exfiltration d’un journaliste chinois à Barcelone semble intéresser beaucoup de monde. Et quand ledit journaliste est retrouvé mort peu après, tous les indices indiquent la culpabilité de Mallory. Qui essaie de la piéger ? A qui peut-t-elle se fier ? Et Kenneth, le patron de l’agence, ne serai-t-il pas en train d’essayer de la lui faire à l’envers ? Heureusement Mallory est une dure à cuir et elle va botter des culs.

Suite:
Je crois que plus le temps passe, plus je deviens allergique au cinéma de Soderbergh qui s’enfonce à chaque fois plus profondément dans ses tics de mise en scène et dans des projets où il aligne un super casting pour meubler un script qui, auparavant, donnerai au mieux un obscur DTV. Et ce film comporte toutes ses scories habituelles : image jaune pipi ultra moche, scénario mi espionnage mi action qui n’assure ni sur le quota baston ni sur le quota trahison/retournement, et gros casting dont on se demande ce qu’il fait là.

Le comble c’est que dans le rôle principal, on retrouve Gina Carano. La demoiselle, outre une petite carrière de mannequin et d’actrice est avant tout connue pour être une des rares figures connues du MMA féminin. Et aussi une sacrée kickeuse. Or les bastons qui lui sont filées sont majoritairement nazes, à l’exception peut-être d’une sympa dans une chambre d’hôtel contre Michael Fassbender. Et encore, même celle-ci est quand même déjà vue. Ce qui fait que paradoxalement le film met en lumière des qualités d’actrice qu’on n’aurait pas forcément deviné, même si elle semble souvent peu ou mal dirigée.

Le casting, justement aligne du gros nom : Ewan McGregor (qui prouve au passage que la baston n’est pas son truc), Channing Tatum, Michael Fassbender, Antonio Banderas, Michael Douglas, Mathieu Kassovitz et Bill Paxton. Du lourd. Du très lourd. A tel point d’ailleurs que le budget semble avoir totalement disparu dans leur salaire. On se retrouve donc avec des décors ultra moches (couloirs, bureaux vides…) et des situations tellement chiantes que l’épisode moyen de Derrick semble être un film de Gaspard Noe en comparaison.

Bref, en un mot comme en mille, Haywire/Piégée, c’est de la grosse merde. Mais de la vraie bonne grosse. Et qui en plus est sacrément chiant à regarder car il ne se passe rien. Mais alors rien du tout. On est à la limite de la torture. Une expérience qui me rapproche de ce que j’ai pu ressentir devant Ma Sorcière bien aimée avec Nicole Kidman. C’est dire. Pour mémoire, ce film est une des rares fois où j’ai vraiment eu envie de ne pas regarder jusqu’au bout tellement c’était naze. Et vu les daubes que je regarde régulièrement… c’est dire…
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