Hors de contrôle – Mel Gibson aime en prendre plein la gueule
Par bebealien le Fév 19, 2010 | Dans News | 9 retours »
En ce moment j’ai presque du mal à continuer mon rythme régulier de publication, car j’ai du boulot comme j’en ai rarement eu. Même si je vais essayer de garder le rythme autant que faire se peut, ne vous étonnez pas s’il y a quelques jours sans articles de-ci de là dans les prochaines semaines. C’est juste que je n’aurai pas le temps de me poser tranquillement devant le clavier pour les pondre. J’en profite aussi pour sonner une nouvelle fois le rappel pour la soirée Résevoir Court de lundi pour les parisiens. Et puis vous pouvez toujours soutenir le projet Une Histoire de Famille en regardant le post en sticky en haut du blog. Voilou.
Hors de contrôle – Ca commençait bien, et puis paf, pastèque
Craven, un inspecteur de police de Bonston, recueille sa fille qu’il n’a pas vue depuis longtemps à la maison. Sauf que le soir même, alors qu’il l’emmène chez le médecin car elle est prise de sérieux vomissements, un homme les attends sous le porche et l’abat froidement. En cherchant son meurtrier, Craven va se rendre compte que sa fille traînait avec un milieu d’activistes cherchant à faire tomber une société ayant des activités particulièrement illégales et traficotant avec quelques sénateurs. Craven est un homme seul et en colère, face à un complot qui le dépasse. Et comme c’est Mel Gibson, ca l’arrangerai bien s’il pouvait se faire torturer ou fouetter la tronche en se faisant insulter en allemand en même temps…

Suite:
C’est dommage. Hors de contrôle commençait vachement bien. Et puis au fur et à mesure que le film avance il sombre petit à petit, sans qu’on sache vraiment pourquoi. Pourtant l’idée de départ est bonne, et vient d’une adaptation d’une mini série de la BBC racontant les aventures de Thomas Craven. Mais l’essai de la BBC date de 1986 et on a l’impression que le film a eu du mal à se moderniser. Ce n’est pas que ca soit totalement mou, d’ailleurs quelques petites scènes d’action viennent relancer la machine, mais c’est mal écrit et malheureusement inintéressant.

Pourtant Martin Campbell fait ce qu’il peut… Son intro est réussie, ses deux trois scènes de baston ou de cascade voiture aussi. La photo est belle, la musique correcte. Mais les personnages en tiennent une sacrée couche. A commencer par le méchant de l’histoire incarné par Danny Huston qu’on a connu franchement plus inspiré et qui se retrouve à débiter des dialogues débiles dont certains tombent super à plat (ceux qui ont vu le film comprendront la référence au fameux « Et qu’est-ce-que ca vous fait ? ») et sont à la limite de faire tomber le film dans le navet.

Pourtant, malgré l’âge, Gibson est toujours aussi convaincant dans ce type de rôle et arrive presque à être émouvant dans l’intro. Mais il est un peu trop en pilotage automatique par la suite. Et ce n’est pas le britannique Ray Winstone qui remonte le niveau. S’il est d’ordinaire brillant (c.f. The Proposition… lui aussi avec Danny Huston), ici son rôle est très mal défini, ses motivations incompréhensibles et il ressemble à un deus ex machina débile permettant de faire avancer l’intrigue quand les scénaristes ont manqué d’imagination.

Quelque part, on a l’impression que Hors de contrôle est un Payback light. Sauf que dans ce dernier, Gibson était vachement meilleur, que le script était bien écrit, que le casting était au poil et que le film maniait une ironie particulièrement agréable. C’est donc doublement embêtant. A la fois pour le cast, et à la fois pour Campbell qui nous a franchement habitué à mieux, en honnête faiseur qu’il est. Bref, à moins d’être un fan inconditionnel de Mel, ressortez plutôt votre DVD de Payback.
9 commentaires
Les deux seuls moments où j'ai vraiment été surpris pendant le film, c'est quand la fille se fait tuer et quand la fille se fait choper par la voiture (ce moment là est quand même excellent ^^). D'alleurs, celle là jouait pas mal je trouve (même si on la voit pas bcp :p ). Enfin voilà, dans l'ensemble, 'suis d'accord vec toi ;)
mais ça m'a fait plaisir de revoir Mel Gibson à l'écran
Y'a un épisode de south-Park là-dessus
mais il me manque un élément pour comprendre
Laisser un commentaire
| « Ninja Assassin – Aussi nanar que les films avec Richard Harrison ? | In The Air – Une comédie à la fois grinçante et légère comme l’air » |


