Hugo Cabret – Hugo pas délire
Par bebealien le Mai 15, 2012 | Dans News, Cinéma | 5 retours »
C’est bizarre, je crois que je perds mon âme d’enfant. Car j’ai l’impression d’être peur réceptif ces derniers temps aux films calibrés pour les gamins. A croire que l’overdose de Barbapapa, Dora et Trotro que m’inflige ma fille m’a définitivement éloigné des univers enfantins. Ou alors est-ce tout simplement les films récents qui n’arrivent pas au niveau des mythiques années Amblin. Quoi qu’il en soit, je suis resté de marbre devant Hugo Cabret, et j’avoue avoir regardé de nombreuses fois l’heure et hésité à le regarder jusqu’au bout dans l’avion qui m’emmenait vers le pays du sourire. Est-ce du à la fatigue et à une condition de visionnement difficile (en classe éco avec les genoux qui arrivent derrière les oreilles) ? Ou le film est-t-il en effet un Scorcese mineur ?
Hugo Cabret – Le destin de Melies
Les années 30. Hugo est un orphelin qui vit dans une gare. Sa seule distraction, essayer de remettre en état de marche un automate sur lequel travaillait son père avant de décéder dans une explosion. L’étrange automate semble verrouillé par une étrange clé en forme de cœur qu’Hugo ne possède pas. Chapardant des pièces détachées pour retaper l’automate, Hugo se lie d’amitié avec un vieux monsieur possédant un stand de jouets mécaniques, et avec sa petite fille, Isabelle. Les deux enfants vont tenter de percer le mystère du passé d’Hugo et au passage découvrir un secret que le grand père d’Isabelle cherche à taire depuis des années…

Suite:
Hugo Cabret est un film pour lequel je suis sensé être le public cible… puisqu’il rend hommage à la naissance du cinéma et entre autre au travail précurseur de George Mélies. Autant dire qu’avec cette phrase je viens de bien vous spoiler sur la grosse révélation du film. Mais voilà, si on comprend la démarche que Scorcese a voulu faire envers cette période de l’histoire où le cinéma demandait une créativité hors norme et était l’œuvre de petits artisans, je trouve que son script reste trop destiné à des initiés.

Alors peut être que le fait d’avoir deux héros gamins, dont une est incarnée par Chloe Moretz, fait passer beaucoup mieux la pilule auprès des enfants. Surtout que le film se drape dans une sorte d’imagerie d’Epinal qui tutoie le merveilleux, au sens littéraire du terme. Mais en résulte une dichotomie qui fait que les gamins ne seront pas forcément passionnés par tout ce qui tourne autour de Mélies dans la seconde moitié, et que les adultes comme moi n’apprécient pas forcément la mièvrerie générale.

Côté casting, Scorcese est généreux. Outre Chloé Moretz, Sacha Baron Cohen, Ray Winstone, Emily Mortimer ou même Christopher Lee viennent encadrer un Ben Kingsley en vieux grincheux voulant oublier ses vertes années. Sauf que sorti de lui, aucun acteur n’a un vrai personnage à défendre. On reste dans la légèreté, la caricature… Ce qui me fait dire que j’étais quand même peut être mal luné pour ne pas apprécier, vu les commentaires super positifs que j’ai pu lire partout sur le film. Quoi qu’il en soit, la chose qu’on ne peut enlever à Scorcese ici, c’est sa mise en scène.

Car débarrassé de ses sempiternels italo américains qui émaillent sa filmo, Martin se libère. Rarement on l’a vu aussi à l’aise techniquement, sa caméra virevolte, il abuse d’effets spéciaux… et je lui trouve même un côté Spielbergien des bons jours. Mais voilà, encore une fois l’écrin est beau, mais ce qu’il contient m’a vraiment laissé sur ma faim. En fait, quelque part j’aimerai que Scorcese puisse se lacher de nouveau sur la mise en scène mais en revenant à un projet plus personnel, en arrivant à trouver une histoire forte, avec Bob de Niro et qu’il nous ponde un nouveau chef d’œuvre.
5 commentaires
Un sacré concept novateur quand même quand tu y penses.
Avec le son des bip bip bip quand le mec s'acharne sur la touche pour se déplacer mdr !
Bon sinon ce film m'a l'air bien chiant :o
Je pense que la classe éco n'aide pas ... mais j'ai eu du mal avec la 1ère partie du film, failli éteindre aussi ... mais dès qu'on a abordé Meliès, j'ai trouvé ça très bon et il m'a laisse plutot un souvenir agréable.
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