Infernal Affairs 2 – Ascension d’un caïd
Par bebealien le Oct 28, 2009 | Dans News, DVD | 11 retours »
Même si les américains sont des précurseurs dans ce domaine, les chinois sont également très forts pour faire des suites à des films ayant cartonnés au box office. Mais là où ils sont encore plus forts, c’est sur la vitesse à laquelle ils sont capables de les produire. Ainsi, les deux suites d’Infernal Affairs ont été tournées la même année que l’original. Fort. Très fort. D’autant plus que les scénarios sont plutôt complexes, qu’il y a un gros casting… Franchement, au lieu de se toucher la nouille, de glander et de se gargariser de notre exception culturelle française de merde, on ferait mieux de les prendre en exemple…
Infernal Affairs 2 – Moins bien, mais pas mal quand même
1991. Kwun, parrain de la pègre se fait assassiner. Le commissaire Wong craint un bain de sang pour organiser sa succession, d’autant plus que plusieurs pontes se rebiffent. Seul Sam, que Wong connaît depuis longtemps, reste fidèle à Hau, fils de Kwun reprenant les rennes. Wong décide d’infiltrer un jeune flic pour surveille Hau et Sam, et se rabat sur le demi-frère de Hau, décidé à servir la justice. Parallèlement, Sam infiltre la police afin de surveille d’un peu plus près Wong dont il se méfie.

Suite:
Etrange préquelle que celle-ci. Alors qu’on s’attendait à ce que le film soit centré sur les deux jeunes infiltrés afin de préparer les évènements du premier opus, il n’en est rien. Cette fois-ci, les protagonistes principaux sont Hau, Sam et Wong. Et c’est donc une toute autre histoire qui nous est racontée. Du coup on a presque l’impression que la jeunesse des deux infiltrés a été rajoutée histoire de faire le lien. D’ailleurs les deux acteurs qui les incarnent n’ont quasiment pas de dialogues et un temps de présence vraiment réduit à l’écran.

A la place, on assiste a une guerre de succession qui évite les grands débordements et se joue sur la menace, l’élimination discrète de la concurrence et avec beaucoup de morts. Un film tendu, intéressant, mais qui malheureusement est un peu trop prévisible puisqu’en ayant vu le premier film, on sait très bien qui va survivre et qui, n’apparaissant pas dans la suite chronologique, doit logiquement mourir. C’est un peu dommage car finalement c’est le point qui gâche un peu le plaisir du suspens.

Une nouvelle fois, Andrew Lau et Alan Mak sortent un casting prestigieux qui, en plus d’Anthony Wong(Wong) et Eric Tsang(Sam), nous sort les jeunots mais super médiatiques Edison Chen et Shawn Yue en infiltrés et le toujours très bon Francis Ng pour incarner Hau. Bref un casting costaud et qui accorde à chacun un rôle finement ciselé (à part encore une fois les deux petits jeunes, un peu parachutés). Le tout emballé par une réalisation toujours aussi discrète, classe et anti tape à l’œil. Bref, Infernal Affairs c’est un peu l’anti film de mafia à l’italienne ou l’anti John Woo. Pas de romantisme, de lyrisme, de glorification des armes ou de la violence. Non, ici tout est froid et brutal.

Sans arriver à égaler le premier film qui avait le mérite d’être ultra prenant et de poser des retournements de situations très bien pensés, ce Infernal Affairs II se regarde sans déplaisir et se permet même d’être très intéressant dans les rapports qu’il montre entre Sam et Hau, avec sourire de façade et couteau planqué dans le dos, histoire d’être sûr de ne pas se faire abattre le premier. Ca reste un thriller et une préquelle, mais ca se permet quand même un sous-texte relativement pessimiste sur l’humanité. Pas mal pour une suite, non ?
11 commentaires
Par contre j'ai un peu peur pour le troisième qui est paraît il franchement raté...
Le personnage de Francis Ng est tout simplement énorme.
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