Ip Man – Un film historique sur le maître de Bruce Lee
Par bebealien le Oct 1, 2010 | Dans News, DVD | 14 retours »
C’est étrange comme Donnie Yen est très connu et respecté dans les films d’arts martiaux hongkongais et comme il ne perce pas des masses à l’étranger. Et pourtant le bonhomme est vraiment doué. On lui doit comme seul fait d’arme notable une participation à Blade 2 à la fois dans un petit rôle et comme coordinateur des scènes de baston. Pourtant, par bien des égards, je le trouve supérieur visuellement parlant à Jet Li lorsqu’il se bat. Il l’affronta d’ailleurs dans Il Etait Une Fois En Chine numéro 2… Et si vous voulez voir d’autres bons films du bonhomme jetez vous sur SPL et dans une moindre mesure sur Flash Point. Et c’est une fois de plus un film qui n’est pas sorti en salles chez nous… mais que j’ai pu découvrir grâce à cinetrafic.
Ip Man – Donnie Yen en grande forme
Foshan, ville du Sud de la Chine est réputée pour ses écoles d’arts martiaux. C’est cependant un homme sans école qui est le maître incontesté en la matière : Ip Man, un adepte du Wing Chun. La seconde guerre mondiale arrivant, Foshan est annexée par les japonais qui commettent des exactions sur la population. Le général local, adeptes des arts martiaux organise des combats pour prouver la supériorité su karaté sur le kung fu. Refusant de se battre Ip Man va pourtant changer d’avis lorsqu’un membre de sa famille se fait tuer lors de l’un de ses combats. Il va donc défier l’autorité japonaise.

Suite:
Ip Man est un film historique romancé. Et comme tout film chinois sur un personnage clé de leur histoire, il glorifie un peu trop l’homme, le rendant invincible et doté de toutes les vertus du monde. Une vision faussement naïve qui n’est pas désagréable pour autant mais qui est une faiblesse car elle gomme les aspérités des personnages. Ce qui est bien dommage car l’occupation japonaise est encore vécue soixante ans après comme une vraie plaie par les chinois. Et il y avait matière à faire quelque chose de plus nuancé que les très gentils chinois contre les très méchants japonais.

Sorti de cette réserve sur la neutralité du propos et la glorification du héros, Ip Man est une tuerie. Ces dernières années, les films de bastons chinois ont tendance à tomber soit dans l’esthétisation aussi outrancière que vide de sens soit dans le jeunisme ringard. Les bons films de baston sont donc rares. En s’intéressant à la vie d’Ip Man et en croisant, à la manière du personnage de Wong Fei Hong pour Il était Une Fois en Chine, la petite histoire et la grande, avec un H majuscule, Wilson Yip livre une fresque particulièrement intéressante et qui évite le syndrome de la baston décérébrée.

Le film se concentre principalement sur la période de la seconde guerre mondiale. Le second film, que je n’ai pas encore vu, parle de son exil à Hong Kong. Et c’est ce qui fait sa force, car il parle de la collaboration, de la quasi inutilité des arts martiaux face aux armes à feu et à des concepts de nationalité. Comme dit plus haut, le sujet manque parfois de subjectivité, mais il apporte une vraie profondeur au film. Mais le meilleur n’est pas là. Non, le meilleur c’est tout simplement les scènes de combat, aussi simples que géniales, et n’hésitant pas à ajouter quelques touches d’humour (subtiles pour une fois dans un film chinois, comme le fils d’Ip Man venant dire à son père de se décider à attaquer son adversaire pour l’empêcher de tout casser dans leur maison…)

C’est très simple, Donnie Yen a beau approcher la cinquantaine, il a rarement paru aussi bon techniquement. Ultra précis, puissant, aérien, son style est toujours aussi efficace et crédible. Et même lorsqu’il se fond dans un personnage célèbre, il le fait avec un jeu d’acteur qui évite les travers de surjeu que l’on trouve parfois dans les productions cantonaises. Après SPL ou Flash Point, Donnie prouve une fois de plus que l’âge n’a rien à voir avec les arts martiaux.
14 commentaires
PS: a quand le retour de la babe du week-end ?
les scenes sont bien filmés et à la manière de certaines scenes de combats thai:on a mal rien que de voir certains coups et ça,c' est bon signe
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