Iron Sky – Attack of the killer nazis from the dark side of the moon
Par bebealien le Jun 18, 2012 | Dans News, DVD | 5 retours »
Ce qui est sympa avec ce projet, c’est qu’il a été plus que suivi par de nombreux internautes tout au long de sa création. Il faut dire que la prod qui est derrière a communiqué très tôt avec des affiches et des designs ainsi qu’un trailer à Cannes en 2008. Car si les nazis sont un des piliers de la culture pop, la plupart des films B ou Z ne leur rendent pas service, s’en servant comme archétype du mal plus plat qu’une Jane Birkin. Mais là : des nazis sur la face cachée de la lune, une invasion à base de dirigeable et un film ultra pulp, il y avait de quoi livrer un programme alléchant. Sauf que le résultat est quand même un poil décevant. C’est le problème des projets qui teasent autant avant de sortir.
Iron Sky – Pulp fiction
Une mission américaine est envoyée sur la lune pour Sarah Palin afin d’essayer d’assurer sa réélection. Mais lorsque le module se pose, l’astronaute noir James Washington découvre une base cachée. En effet, à la fin de la seconde guerre, les nazis sont allés se réfugier sur la face cachée de la lune et attendent depuis une occasion de prendre leur revanche. Techniquement arriérés, ils vont utiliser le téléphone portable de James pour faire un bon en avant. Leur cible : la terre. Mais une styliste qui met son nez partout et la fiancée de Klaus Adler qui veut devenir führer à la place du führer vont essayer de tout faire capoter.

Suite:
Iron Sky se présentait avec d’excellentes intentions. Surfant sur une vague similaire à Captain Sky et le monde de demain, il avait la chance de ne pas émaner d’un gros studio et donc de pouvoir bénéficier d’une liberté de ton bien plus accrue. Mais voilà, faute de roubignoles dans le slip, le film ne va pas tout au bout de son délire. Et une partie du problème vient de son ton qui a le cul entre deux chaises, hésitant constamment entre être un vrai hommage au pulp ou faire dans la parodie. Et le problème c’est que quand le film fait dans l’humour il est vite lourd.

Que ce soit la présentation de Sarah Palin, le sérum blanchissant la peau, le savant ressemblant à Einstein ou le fait qu’une styliste ne pense qu’à son look, même quand elle commande une flotte spatiale, Iron Sky enchaîne les vannes qui tombent à plat. Dommage, car si on arrive à en faire abstraction, il présente une structure qui fait vraiment honneur aux serials d’antans. Les nazis sont très méchants, les gentils très gentils, et quelques personnages jouent les transfuges, dans une ambiance délicieusement steampunk.

Et en plus, le casting se permet d’aligner Udo Kier en führer (en même temps, étant teuton, il maîtrise forcément la langue) et Götz Otto, vu entre autre en sous-méchant peroxydé dans le James Bond Demain ne meurt jamais. De même, malgré son statut de petite production, le film aligne des effets spéciaux franchement probants. Certes, ce n’est pas du Spielberg, mais c’est franchement plus qu’honorable. Alors quelque part, avec autant de bons éléments épars, on devine surtout sous ce semi ratage ce que le film aurait pu être…

En effet, avec moins de gaudriole et plus de respect de son esprit pulp, Iron Sky pourrait être un super divertissement. Et puis franchement, ça fait du bien de voir enfin un peu de steampunk sur grand écran (en dehors du court passage chez les nazis dans Sucker Punch, pas grand-chose à voir dans le domaine…) et de voir les allemands capables de rire sur un sujet sur lequel ils sont d’habitude très chatouilleux. Bref, ca reste quand même à voir, juste pour son statut de film « différent », mais en ayant en tête qu’il est partiellement raté.
5 commentaires
Un truc que j'ai pas aimé : la petite leçon de moral à la fin. Bon j'avais pas de sous-titre, j'ai pas tout compris, mais ça me semblait bien sérieux,j'avais un peu l'impression qu'après 1h30 de wtf on me balançait une morale dans la face juste pour dire "ouais y'avait un but au film en fait".
A voir sans rien recherché d'autre qu'un bon moment
Udo Kier à toujours la Klasse
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