J. Edgar – Une prestation extraordinaire de plus pour Di Caprio
Par bebealien le Fév 15, 2012 | Dans News, Cinéma | 5 retours »
N’empêche, il fait envie papy Clint Eastwood. Il a beau ne plus être frais du tout, il continue à enchaîner avec une régularité métronomique un nouveau projet de film chaque année. Et alors que certaines personnes de son âge sombrent doucement dans la folie douce, le cancer généralisé ou l’aigritude absolue, lui se bonifie, s’affine, va là où on ne l’attend pas, et continue à sortir des films pour un budget inférieur au prévisionnel et plus vite que ce que le calendrier prévoit. Bref, il fait envie, ne serai-ce que parce qu’au-delà du cinéma, on aimerait bien avoir la même pèche à son âge… Sinon, rien à voir, mais plus ca va plus j’attends Cloclo, le nouveau Francois Emilio Siri sur Claude François…
J. Edgar – La face cachée d’Hoover
Depuis sa jeunesse et son arrivée au bureau d’investigation jusqu’à sa mort, récit des différents points qui ont marqué la carrière de John Edgar Hoover. Entre sa mère omniprésente, sa potentielle homosexualité refoulée, son acolyte / amant, sa peur des femmes, sa paranoïa aiguisée, son habilité en politique, sa capacité à réformer totalement la manière de faire des enquêtes… portrait d’un homme qui marqué les états-unis en résistant à plusieurs présidents. Et ce en ayant toujours suffisamment de matière pour pouvoir faire pression sur n’importe qui, où qu’il soit et quel que soit son poste…

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Marrant, alors que la critique encense majoritairement La Taupe qui m’a bien ennuyé, elle est plutôt mitigée sur J. Edgar qui, lui, m’a beaucoup plus convaincu et m’a même captivé de bout en bout. Comme quoi j’ai vraiment des goûts de chiotte. Mais ça, ce n’est pas nouveau. Toujours est-t-il qu’en le voyant on ne peut que se demander pourquoi diable Di Caprio n’a pas été nominé aux Oscars tant sa prestation est de haute volée, et enfonce franchement celle de Jean Dujardin pour The Artist, malgré le chauvinisme qu’on essaie de nous faire avaler à son sujet.

En effet, jouant l’homme sur une période de cinquante ans, toujours accompagné de Naomi Watts en secrétaire fidèle et de Armie « The social network » Hammer en bras droit, Eastwood a recours a beaucoup de maquillages. Si ceux de Di Carpacio sont bluffants, ils sont malheureusement clairement en dessous sur le reste du casting, donnant parfois un côté un peu « fake » qui fait parfois sortir du film. Un défaut mineur, car avec une narration déstructurée utilisant pour une fois les flashbacks à bon escient (afin de pouvoir comparer l’état des choses à plusieurs époques de sa vie), le film en sort renforcé.

La sexualité d’Hoover, qui est un point important du film, est évoqué ici selon l’angle d’une des théories qui prévaut, à savoir celle de sa liaison plus ou moins platonique avec son assistant, liaison traitée avec une pudeur et une délicatesse étonnante par un Eastwood traditionnellement ancré bien à droite sur l’échiquier politique. Il faut dire que si Di Caprio bouffe comme d’habitude la pellicule, Armie Hammer et Naomi Watts lui renvoient bien la balle et font plus que servir de faire valoir.

Pour quiconque s’intéresse à l’histoire américaine et a pris un plaisir certain à lire James Ellroy et sa relecture de celle-ci, J. Edgar est un film passionnant qui évite de s’intéresser aux évènements majeurs de l’histoire du vingtième siècle pour se concentrer plutôt sur les pivots personnels de l’histoire de Hoover. On a donc le droit à la petite histoire dans la grande, passant sous silence des évènements importants pour se concentrer sur la personnalité d’un homme qui, encore aujourd’hui, reste relativement mystérieux. Après quelques coups de mous dans ses derniers films, Eastwood revient clairement en grande forme.
5 commentaires
Pour ma part, si le film est intéressant bien rythmé (car le système de Flashback est bien pensé, avec passé et futur se répondant), le film ne m'a pas vraiment captivé. Le problème vient du fait qu'il raconte tout un pan d'histoire américaine, avec lequel la majorité du public français (moi compris) n'est pas familiarisé. Je pense qu'on passe a côté de plein de truc par rapport au ricain. Sinon, bah, le maquillage de Di Caprio est aussi bon que celui de Hammer est affligeant. Pour ce qui est du jeu du premier, s'il est toujours très juste, j'ai un peu l'impression qu'il reprend le rôle Aviator, où je l'ai préféré.
Sinon j'attends aussi avec une certaine impatience le Cloclo de Siri, qui m'avait mis une sacrée gifle à l'époque avec Nid de guêpes. Je me demandais d'ailleurs quelle critique tu en avais fait (si tu l'as vu).
Bonne soirée et bonne continuation.
Si le jeu d'acteur est très bon, la réalisation pèche beaucoup pas excès de premier degré et de patriotisme sous-jacent un peu indigeste.
Néanmoins, c'est a mon avis la marque de fabrique de Mr Eastwood que de se servir de gros sabots pour mener son récit. Ce qui ne l'empeche pas de savoir comment les utiliser, les sabots.
Je n'ai pas trouvé Dicaprio fascinant à regarder(même si très crédible) car il joue Hoover comme il joue tous ses roles depuis 10 ans et il a un problème de voix et d'accent(en VOST son accent s'en va et revient et sa voix semble muée en permanence)
Il y a le problème du maquillage comme tout le monde l'a souligné
MAIS j'adore la scène où Hoover découvre que Nixon est un pire salaud que lui
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