L’attaque du métro 123 – Tony Scott décline
Par bebealien le Jul 15, 2009 | Dans News, Cinéma | 5 retours »
Allez zou, critique d’un film qui sort dans deux semaines. Les frères Tony et Ridley Scott sont un cas à part dans l’industrie cinématographique. A eux deux, ils ont enchaîné un nombre incalculable de grosses productions et si le premier est plus porté sur l’action virile, le second à tendance à faire du grand cinéma. Sauf qu’ils n’ont jamais réussi à être en forme en même temps. L’heure de gloire de l’un correspondant toujours au moment de creux de l’autre. Et comme en ce moment Tony Scott décline, son dernier vrai bon film devant être Man On Fire, a priori le prochain Ridley Scott, à savoir Robin de Bois avec Russell Crowe devrait tout déchirer…
L’attaque du métro 123 – Un film en pilotage automatique
Walter Garber est un contrôleur du métro de New York. Et ce matin il se passe quelque chose d’étrange avec la rame Pelham 123. Très vite, il s’avère qu’un certain Ryder a pris la rame en otage avec dix huit passagers à bord et qu’il ne laisse qu’une heure à la ville pour lui fournir une rançon de 10 millions de dollars, faute de quoi il exécutera un otage par minute. Le bras de fer s’engage entre Ryder, Garber, le staff de la mairie de New York et un négociateur un peu trop sûr de lui.

Suite:
Les films de prise d’otages commencent à être super répétitifs. On en a vu tellement qu’il devient dur d’être original. Tony Scott tente sa chance avec des otages dans un métro racontés en temps réel. Jusque là tout va bien… sauf que le scénariste Brian Helgeland a qui on doit pourtant les scripts de Payback, Mystic River ou L.A confidential tombe tellement dans les poncifs et les raccourcis énormes qu’on se demande s’il n’a pas fait écrire l’histoire par quelqu’un d’autre…

Je crois que j’aurai rarement vu autant de raccourci et de coïncidences débiles. Entre les flics qui arrivent presque à se téléporter tellement ils réagissent puis se déplacent rapidement, le maire qui entend deux phrases et devine immédiatement le métier de Ryder, ainsi que son plan, une course poursuite où après avoir perdu pendant dix minutes la trace du fuyard le poursuivant se retrouve comme par hasard à 10 mètres de lui et en position de supériorité… bref tout est fait pour tomber dans le ridicule…

Et il faut dire que le casting n’aide pas non plus. Denzel Washington, c’est du un coup sur deux. Soit il est brillant (raaahhhh Man on Fire…) soit il est très mauvais (Déjà Vu). Et là on est clairement dans le deuxième cas. Son personnage ultra cliché d’anonyme ayant commis un acte criminel mineur et cherchant la rédemption en s’attaquant à une bande de terroriste est ridicule…. Mais pas autant que le personnage de Travolta dont le plan diabolique est tellement pitoyable qu’il donne envie de rire. Et je ne parle même pas de son jeu tellement cabotin et outré qu’il ferait passer Al Pacino pour un modèle de sobriété…

Bref, pas grand-chose à sauver dans ce grand glabiboulga… Dans l’absolu, je pense que si la suspension d’incrédulité fonctionne (ce qui n’a pas été mon cas) il doit être possible de prendre son pied, car Scott reste efficace pour mettre en place une ambiance de thriller. C’est efficace, sans fioriture, avec le style un peu pompier habituel de ses films. Mais dans la catégorie film de casse avec John Travolta, je crois que je continue à préférer largement Opération Espadon qui, même s’il est super tiré par les cheveux, a le mérite d’avoir une scène d’intro géniale, d’être con mais décomplexé et d’avoir Hale Berry en petite tenue. Autant d’arguments qui font qu’on oubliera très vite cette Attaque du métro 123…
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CB
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