Le casse de Central Park – Du pur Brett Ratner
Par bebealien le Fév 23, 2012 | Dans News, Cinéma | 1 réaction »
Brett Ratner, c’est un peu le Mark Levy du cinéma. Il est le roi du prêt à filmer prédigéré, inodore, incolore et sans saveur, calibré pour plaire à la ménagère de moins de cinquante ans. Et le pire, c’est que ses bouses, il en vend plein et que ça lui permet d’en faire d’autres derrière. Remarque quelque part, tant mieux pour lui, il fait ce qu’il veut… Autant dire que Le casse de Central Park est dans la lignée de ses productions précédentes. Avec son casting de has been et son histoire pour les gamins, il est l’équivalent d’une émission de TF1 : aucun intérêt, mais pour un soir où on n’a vraiment pas envie de réfléchir, ça fait passer le temps.
Le casse de Central Park – Inutile et inoffensif
Josh est le patron des services proposés aux habitants d’une tour de luxe de New York. Mais quand Shawn, un des riches propriétaires de leur immeuble à qui il a confié la gestion des retraites de son équipe, est arrêté pour avoir ruiné tous ceux qui lui avaient fait confiance, ils se retrouvent tous sur la paille. Menaçant l’escroc, Josh se retrouve viré avec plusieurs collègues. Mais une fliquette du FBI qui le drague lui avoue par hasard que Shaw a planqué plusieurs dizaines de millions de dollars… dont Josh déduit qu’ils se situent quelque part dans son appartement. Avec l’aide des bras cassés de son ancien équipe, il va tenter de récupérer ce qui leur est dû.

Suite:
Vous trouvez que le pitch est tarabiscoté ? Ce n’est pas faux. Mais le film lui-même est encore pire. Et c’est à ça qu’on reconnaît que c’est avant tout un divertissement familial calibré pour être vu par n’importe quel gamin de moins de 10 ans. Avec un traitement semi sérieux et ses péripéties over the top, cette espèce de ride débile se regarde donc en faisant autre choses en même temps. Car pris au premier degré, il est franchement affligeant. Mais alors vraiment franchement.

Histoire d’enfoncer le clou, comme je le disais en introduction, le film se paie un casting de hasbeen. Sorti de Ben Stiller, Casey Affleck et Gabourey « Precious » Sibide, qui ont encore une vraie carrière, on a donc le droit à Matthew Broderick, qui a pris un sacré coup de vieux, Eddy Murphy qui finalement n’est pas si mal conservé et fait un peu moins de grimaces quand il joue au black rigolo, Tea Leoni qui est franchement moins bandante qu’à la période Bad Boys 1, Alan Alda qu’on a vu dans plein de trucs sans pour autant connaître son nom ou Michael Pena vu entre autre dans The Shield.

Comme pour tout film de Bratt Ratner qui se respecte, son budget a été dépensé n’importe comment. Parce que cette bouse a couté la bagatelle de 85 millions de dollars. Ouais, 85 putains de millions de dollars. Et le pire, c’est qu’il en a rapporté presque le double aux Etats-Unis. Mais pour vous donner une idée du gâchis, l’histoire étant située lors de la parade de Thanksgiving, et sachant que la prod n’a pas eue toutes les autorisations de tournage nécessaire, ces couillons ont dépensé l’équivalent du PNB de l’Ouzbekistan pour la recréer une semaine plus tard. Tout ca pour une pirouette scénaristique à la con… :facepalm :

Le casse de Central Park est donc vraiment une belle daubasse. XXL. Mais comme elle a rapporté pas mal de pognon, on ne peut être sûr que d’une chose : Brett Ratner va pouvoir remettre le couvert. Autant dire qu’il va encore claquer des fortunes pour filmer trois couillons vivre des aventures aussi trépidantes qu’un épisode de Derrick. Donc pour résumer, même pour une soirée où vous n’avez pas envie de réfléchir plus que ça, franchement, vous avez sûrement autre chose à faire, ou un autre film à voir. Parce que celui-là, franchement…
1 commentaire
On divise en 85, on donne à gauche à droite 1 million de $ à des réalisateurs de court/moyen métrage (allez, un sera pr bébéalien parce qu'il est sympa ;-)
Résultat : 85 films...
Si là dedans, il y en a pas un seul qui est meilleur, franchement ?!?
*Ah, on me souffle dans l'oreillette qu'apparemment le but du cinéma serait plutôt de ramener du fric, au temps pour moi !*
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