Le Séminaire – Un bon concept sous exploité
Par bebealien le Mar 2, 2010 | Dans News, DVD | Réagir »
Réunion hier soir avec le staff déco d’Une Histoire de Famille. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a du boulot à abattre. Pas mal d’options à étudier, mais l’argument qui va être décisif est le prix. Heureusement comme j’ai une skill de +42 en pleurage de fillette avec des yeux de cockers pour tenter d’expliquer aux gens que nous sommes une production fauchée, j’espère que ca permettra d’ouvrir quelques portes et/ou de bénéficier de tarifs avantageux pour faire baisser le coût du film. En parallèle je continue à recevoir des dons. N’oubliez pas de participer, même si c’est modeste, car ca permet de faire monter le compteur !
Le Séminaire – Les joies du team building
Les principaux employés de Geugène partent à Paris pour participer à un séminaire sensé les aider à se remotiver et à améliorer leurs relations de travail. Jean-Claude Convenant pense surtout mettre son voyage à Paris à profit pour tenter de reconquérir sa femme, partie après qu’il ait incendié leur maison pour toucher l’assurance. Bruno, lui, va devoir jongler entre sa fidélité et son envie de démonter l’assistante de l’organisateur du séminaire. Et si, au finish, celui-ci n’avait pas pour but de les motiver, mais au contraire de les évaluer afin de préparer un plan de licenciement ?

Suite:
J’avoue que si j’aime bien le concept de Caméra Café par sa simplicité et son efficacité, je ne suis pas pour autant un fan hardcore. A ce titre j’avais trouvé le premier film plutôt pas mal pour une comédie française, de surcroit adaptée d’un format court, mais pas pour autant transcendante, le film s’essoufflant petit à petit. Et bien cette suite, c’est exactement pareil. Quelques vannes réussies, des personnages sympathiques ou intéressants, mais un concept au centre de l’intrigue qui n’est finalement que peu exploité alors qu’il délivre les meilleures scènes, le reste faisant un peu remplissage.

Toute la partie autour du séminaire lui-même est plutôt bien amenée et écrite, et on sent bien que Solo et Le Boloch ont du en bouffer quelques un pour voir comment ca se passe. S’ils grossissent volontairement le trait, ils évitent la caricature et montrent surtout à quel point ce domaine relève de la fumisterie la plus totale et vendue super chère pour faire croire aux gens qu’ils ont fait des progrès et pour leur inculquer des valeurs aussi débiles qu’inutiles, toutes entière tournées vers la soi disant performance de l’entreprise. Pour m’être moi-même bouffé un séminaire par an au minimum depuis que j’ai commencé à bosser, j’ai trouvé que le film retranscrivait bien les choses.

Mais la logique commerciale étant ce qu’elle est, plutôt que de se concentrer sur ce sujet pourtant jusqu’ici relativement vierge de film efficace, Solo et Le Boloch préfèrent se perdre dans des intrigues de bas étage relativement vaudevillesques et déjà vu cent fois. Le film n’est pas pour autant déplaisant puisque les deux compères rodent depuis des années leur sens du timing et de l’écriture, mais on a l’impression que le film est sur des rails automatiques et qu’on connaît le début, le milieu et la fin de chaque séquence. Et ce n’est pas la très peu inspirée réalisation de Charles Nemes qui vient tirer l’ensemble vers le haut.

A moins d’être un fan irréductible du concept Caméra Café, le film a en soit peu d’intérêt. Mais il n’est pas à jeter pour autant car dans la masse de comédies qu’on nous sert chaque année, ce Séminaire arrive à ne pas être chiant et à être parfaitement regardable. On aurait juste aimé un peu de prise de risque pour qu’il ressemble à autre chose au finish qu’un simple téléfilm un peu mou. Et puis surtout, il est dommage que la plupart des personnages soient uniquement des faire-valoir pour mettre en valeur Jean Claude Convenant…
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