Les marches du pouvoir – Les dessous de la campagne
Par bebealien le Jan 18, 2012 | Dans News, DVD | 1 réaction »
Y’a des mecs qui font chier car ils font complexer. Tiens, comme Georges par exemple. Non seulement il est un grand acteur et permet de vendre des tonnes de café à un public féminin qui mouille sa culotte à la simple mention de son nom. Mais il se permet en plus de monter des projets qui lui plaisent et qu’il réalise, le tout avec un talent inattendu. Sans parler du fait qu’il couche avec des mannequins et à l’attitude d’un branleur qui s’amuse de tout ça. Oui ce mec est énervant. Seule (maigre) compensation : vu son âge, il sera grabataire avant moi. Sauf s’il prouve qu’il a une fois encore des gènes supérieurs à la moyenne. ‘culé.
Les marches du pouvoir - Un Clooney un peu trop calme
Stephen est un des principaux conseillers du gouverneur Morris, en campagne pour les primaires démocrates. Idéaliste, il refuse d’utiliser les mêmes méthodes que ses adversaires et est fier de son intégrité. Mais quand il tombe sous le charme d’une stagiaire faisant campagne avec lui, et qu’il finit par comprendre que celle-ci a eu une aventure avec le gouverneur, il perd doucement pied. Jusqu’à se retrouver dans une position où il a le choix entre se compromettre pour sauver la campagne ou rester fidèle à ses engagements au risque de tout perdre…

Suite:
Clooney a toujours fait preuve d’un certain engagement politique à gauche, et a toujours plus ou moins milité. Pas étonnant qu’il décide un jour de s’attaquer vraiment à la politique de l’intérieur pour tenter de montrer que même au sein du parti qu’il défend, il n’y a pas que des anges, et que le goût du pouvoir corrompt même les gens les plus droits… Un message un peu simple, et déjà souvent traité, mais qui bénéficie d’un gros casting. On a donc Ryan Gosling, Paul Giamatti, Philippe Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Marisa Tomei et Evan Rachel Wood.

Le truc, c’est que malgré son casting XXL et son envie de montrer les dessous pas lisses du tout d’une campagne qui veut faire semblant de l’être face au public, le film fait preuve d’un rythme très lent, parfois à la limite du chiant. Ce n’est pas qu’on s’ennuie, car le film bifurque vers un changement du héros pile au moment où je commençais à me dire que j’allais profiter de mon oreiller pour piquer un somme. Mais dans l’absolu y’a quand même un certain manque de rythme qui fait que le film aurai mérité trente bonnes minutes de moins.

Fidèle à son habitude, Clooney ne tire pas la couverture à lui, donnant le beau rôle à Ryan Gosling a peu près autant en retenue que sur Drive. Le truc c’est que si ça marchait dans le film de Nicolas Winding Refn, ici ce côté très (trop) épuré du jeu fait qu’on ne ressent strictement aucune empathie à son encontre, et que du coup sa transformation m’a a fait à peu près autant d’effet que le visionnage d’une pub pour les raviolis Buitonni. A savoir que je suis resté sur ma faim et que j’ai paradoxalement plus retenu le personnage de George que le sien…

Les marches du pouvoir est donc un petit film politique qui n’arrive pas à égaler les ténors du genre comme l’excellent Frost / Nixon. Il se regarde néanmoins tout seul car il reste relativement facile d’accès si on s’est un minimum intéressé au fonctionnement de la campagne américaine au moins une fois dans sa vie. Mais voilà, dans l’absolu, George Clooney est capable de mieux et on sent qu’il n’a pas totalement voulu charger la mule, restant quand même un démocrate. D’ailleurs son film était prêt à tourner au moment de l’élection d’Obama, et il a préféré attendre un peu car la période ne s’y prêtait pas. Bref, malgré sa virilité éhontée, sur ce coup là George a un peu manqué de couilles…
1 commentaire
sinon que penser du programme politique édifiant du démocrate Clooney (qui pour l'anecdote est pompé sur le programme politique du père journaliste de Clooney quand il s'est présenté à des élections locales),de la vision de la femme dans le film(bobonne à la maison ou une journaliste agressive ou une Marie Couche-Toi Là) et surtout le vrai message du film "ne touche pas à la stagiaire" (car les américains pardonnent tout sauf les coucheries)
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