Motel 2 – Dispensable et mou du genou
Par bebealien le Jan 18, 2010 | Dans News, DVD | 4 retours »
Ha, le marché des Direct to Vidéo… C’est marrant comme ce phénomène typiquement américain de produire des suites low budget aux films ayant cartonnés a du mal à s’exporter outre atlantique. Car même si les dites suites sont souvent confiées à de jeunes réalisateurs pour qu’ils se fassent les dents et tombent souvent dans la caricature du matériau d’origine, quelques unes valent carrément le détour. Alors certes, ce n’est pas le cas de celle que nous allons chroniquer aujourd’hui. Mais il reste dommage que ces suites bénéficient d’une sortie plus que confidentielle…
Motel 2 – Un concept mal exploité
4 ans avant la destruction du motel montrée dans le premier film, les propriétaires ont un jour décidé de tourner du snuff. C’est donc à la genèse de leur déviance que le film revient, en s’intéressant à trois personnages : le propriétaire, son assistant, et un tueur en série sadique qu’ils vont surprendre en train de massacrer une prostituée. Tous trois décident de s’allier afin de monter un business juteux de cassettes vidéo voyeuristes montrant des mises à mort. Et leur première cible va être un jeune couple flanqué de leur meilleur pote, en train de déménager et faisant une pause dans leur établissement.

Suite:
Motel 2 est raté. Mais on voit les prémices des idées qui auraient pu en faire quelque chose de bien. Car à s’intéresser aux tueurs plutôt qu’aux victimes, le film tente parfois maladroitement de plagier l’excellent Devil’s Rejects. Sauf que si le film de Rob Zombie marchait, ce n’était pas en raison de sa violence extrême, mais en raison du fait qu’au-delà de celle-ci, l’histoire parlait avant tout d’une famille. Certes barge, mais d’une famille quand même. En voulant suivre ses personnages sensés être hardcore mais plutôt gentillet et en les opposant à des cibles crétines, Motel 2 se frotte donc au même principe… en se prenant les pieds dans le tapis.

Ce qui est dommage, c’est que le film aurait pu magnifier le concept en inversant les rôles et en transformant ses héros méchants en victimes et inverser le rapport classique chasseur/proie, ou donner plus de consistance à ses héros pour leur donner un vrai background. Mais non, le tueur en série est juste très méchant et aime les couteaux, et le proprio et son adjoint sont juste deux paumés suivant le tueur sans trop savoir ce qu’ils font. Bref pas de parti pris ni vraiment d’idée dans le traitement de l’histoire.

Et du coup, ce n’est pas qu’on s’ennuie fortement, mais comme une bonne partie du film se passe côté tueur mais sans avoir vraiment de saveur, on regarde passivement. Puis le film décide finalement de se placer du côté de la victime et là aussi, on voit les morts venir à des kilomètres donc on s’ennuie de nouveau. Sans parler du manque de cohérence avec le premier film puisqu’on se demande comment cette petite activité sinistre a pu continuer après une première tuerie…
Bref, Motel 2 est franchement dispensable mais démontre une chose intéressante : finalement, ces direct to vidéo pourraient être d’excellents terrains d’expérimentation, si seulement les réalisateurs parachutés dessus avaient une once de talent ou même de recul par rapport à leur travail. En l’état, ils se posent en simples faiseurs et oublient tout simplement de donner quelque chose à leur film : un point de vue et des idées. Bref, si vous n’avez rien d’autre à faire Motel 2 vous fera passer le temps, mais franchement, y’a beaucoup mieux.
4 commentaires
J'ai une amie à moi qui a un don génial pour écrire des scénarios tordus et pleins de minis intrigues et de background de fou... je suis sûre qu'elle aurait écrit le scénar s'aurait été magnifique x)
En tant que comicophile dès mon plus jeune age, j'aime pas les films sur les méchants...
Devil's Reject je l'ai trouvé bien niveau violence gratuite, mais je n'ai pas du tout aimé l'inversion des valeurs trop facile alors si celui la en plus il est mal fait :/
Je sais pas vous tous mais pour moi la référence des films sur les méchant héros des histoire c'est Jonnhy Depp et La Neuvieme Porte...
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