Mum and Dad – Pas besoin de gore pour être efficace
Par bebealien le Mar 4, 2010 | Dans News, DVD | 11 retours »
Encore un inédit cinéma chroniqué aujourd’hui. Le film est sorti en catimini en DVD, en raison de son statut de petite production indépendante fauchée. Et pourtant, il aurait mérité les honneurs d’une vraie sortie en salle, car il arrive à être plus efficace que pas mal de films dotés d’un budget supérieur. Bref, encore un qui prouve que le talent et la réussite d’une œuvre ne se mesurent pas au budget qui a été nécessaire pour la réaliser.
Mum and Dad – Bienvenue dans la famille
Lena est une immigrée polonaise qui fait le ménage à l’aéroport. Un soir, alors qu’elle vient de rater le dernier bus lui permettant de rentrer, une collègue lui propose de l’amener chez elle, juste à côté, afin que son père la ramène en voiture. Lena la suit, mais tombe dans un piège. Dans la maison vivent Papa et Maman, deux cinglés tyranniques qui enlèvent de jeunes gens et leur font subir tout et n’importe quoi afin de les rendre dociles et les intégrer de force dans leur famille. Lena va devoir choisir entre courber l’échine mais rester en vie ou se rebeller et risquer de passer entre les mains tueuses de Papa. Pas facile, d’autant plus que les enfants font tout pour s’arroger les faveurs des Thénardier…

Suite:
Un micro budget, deux semaines de tournage, un unique décor… dès fois il n’en faut pas beaucoup plus pour faire un film efficace. D’ailleurs les films d’horreurs les plus mythiques ont souvent été bricolés à partir de rien ou presque. Mum & Dad ne restera pas forcément dans les annales. Mais il n’en demeure pas moins qu’avec une situation extrêmement simple et de bons acteurs il fait beaucoup. Et surtout, plutôt que de s’en tenir à son pitch initial, le script à l’intelligence de jouer sur l’antagonisme entre les différents prisonniers, se faisant des coups dans le dos pour s’attirer les faveurs du couple.

Il faut dire que malgré son petit budget, le film bénéficie de deux très bons acteurs dans le rôle des parents, Perry Benson et Dido Miles. Le premier, tout en rondeur, avec des lunettes à triples foyers oscille sans cesse entre la figure paternaliste douce et rassurante et le psychopathe meurtrier, sadique et violent. Et sans être caricatural. Ce qui est suffisamment rare pour être signalé. De son côté, Dido Miles joue également parfaitement la marâtre aux penchants sadiques, se délectant littéralement de la souffrance des êtres qu’elle domine.

Alors le film n’est pas pour autant exempt de défauts. Certaines petites situations font un peu too much (le porno pendant le déjeuner, le père qui se masturbe dans de la bidoche humaine…) mais elles restent courtes et le réalisateur sait se recadrer sur l’essentiel dès qu’il commence à diverger un peu trop fortement. Mais comme je l’ai dit plus haut, le sel du film est justement dans le concours de mauvaise foi et de coups de putes que se livrent les deux filles de cette famille étrange, prêtes à tout pour garder leurs privilèges et éviter que l’autre ne se les accapare…

Mum and Dad est donc une excellente petite surprise. A une époque où le cinéma horrifique a tendance à tomber dans le torture porn alignant les scènes les plus gores possibles, il est plaisant de constater que certains réalisateurs n’oublient pas que la vraie horreur est avant tout psychologique, et que quelque soit le nombre de litres de sang versés, ce sont les personnages et leurs actions qui font la vraie violence, celle qui dérange et qui marque le spectateur. Alors je m’emballe peut être un peu. Mais si on fait un rapport qualité/budget, Mum & Dad est une valeur sure.
11 commentaires
Photoshop ? Montage à la con ? parce que sérieux le père en impose pas large.
Elle a quelque chose de choquante cette photo rien que pour la lumière. Ou alors c'est moi, et il y a quelque chose qui m'échappe
T'avais meme commenté mon article !!
La main dans le sac :D
Ahahaha !!
Quoique ca dépend des rédacteurs. J'dois lire un article de fond sur 3 ces derniers temps.
J't'avouerais que les papiers de Poncet, Esposito, Herment et Fasulo, j'm'en sert plus au toilettes que pour ma culture ...
Après j'veux bien que les gouts et les couleurs ne se discutent pas mais y'a des limites dans le mauvais gout !!
Entre Herment, qui ne parle que de Slashers en te disant à chaque fois qu'il y en a un qui sort que c est le meilleur de tous les temps, faut pas abuser ...
Esposito qui apparement n'aime pas le cinéma fantastique et qui te pond des articles à la con.
Fasulo qui est le mec à la plus mauvaise fois du monde.
Et Poncet qui compare tout et n importe quoi avec Avatar depuis 3 ans, alors qu'à l'epoque, il n avait meme pas vu une seule photo de tournage ...
C'est bien clair ca fait quelques années que je ne reconnais plus trop dans le mag. Heureusement qu'il y a encore des mecs comme San Helving et Rurik Sallé pour retrouver un peu l'esprit MAD et des articles intéressants de Laurent Bares, Jerome Wybon et Stéphane Moissakis...
Bref, ces derniers temps, ils preferent dire que Reekers, Mortuary et le remake de Soeurs de sang sont des chef d'oeuvres et dire que la Horde c est du Z ...
Mouais, ils ont la chance d'avoir le monopole en tant que mag spécialisé dans le genre horrifique ...
M'enfin tant qu'ils continuent à nous faire découvrir d'obscurs petits films, moi ca me va, même si j'aimerai un peu moins de mauvaise foi dans les avis.
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