RA One – Ramai c’est pas mal en fait
Par bebealien le Mai 22, 2012 | Dans News, DVD | 2 retours »
Ça fait longtemps que je me disais qu’il fallait que je me mette au cinéma indien récent. Car mine de rien, entre deux chansons neuneu et deux danses kitsch, ils ont un certain sens de la mise en scène. Je dis bien un certain sens. Dans le sens premier du terme. Disons que c’est un sens, quoi. Reste à savoir lequel. Mais ils savent faire de belles images. Enfin à condition d’aimer les couleurs qui flashent, les moustaches et les bellâtres. Surtout que depuis quelques années, plutôt que des histoires d’amour étalées sur 3h, les films locaux copient à leurs sauces quelques standards hollywoodiens.
RA One – Matrix neuneu version tamoule
Shekhar est un développeur de jeux vidéo un peu looser qui n’a qu’un seul espoir : briller aux yeux de son fils qui le considère comme un tocard. Ce qu’il foire systématiquement. Mais un jour, il créée RA One, un jeu avec un méchant intuable boosté par une IA et permettant de jouer en réalité augmentée. Sauf que la création va échapper à son créateur, et que le grand méchant va prendre corps dans le monde réel, tuant Shekhar. Son fils et sa femme, aidés par le héros du jeu ayant les traits de son créateur, vont tenter d’arrêter cette IA surpuissante. Le tout en chanson.
Suite:
Pendant les 2h36 ( ! ) que durent le film, j’avoue être passé en permanence du WTF à du « mais en fait c’est pas mal et c’est même marrant ». Il faut dire qu’avec un tel sujet, le film vise un public plutôt jeune, et se permet donc des saillies humoristiques. Alors je ne sais pas si c’est l’humour tamoul ou le script, mais ca tombe une fois sur deux vraiment à plat, dans le genre blague Jean Roucas qui aurait mangé un Patrick Sébastien, et parfois c’est tellement différent qu’on sourit vraiment. En fait, quand j’y pense, tout le film est vraiment comme ça sur tous les aspects.

Par exemple Shah Rukh Khan, superstar locale qui joue Shekhar puis G.One le super gentil passe constamment de la tête à claque insupportable (surtout dans la première partie) au héros d’action super crédible. Pareil pour les chansons/danses obligatoires dans ce type de production bollywoodiennes, passant du super kitschouille au franchement pas mal dans un genre kameloualisant (faut aimer…). Heureusement ces interludes sont peu nombreux et sont toujours placés à des moments où ils tombent bien.

Côté action, c’est du too much assumé, du comic book à la sauce moustache, à base de bellatres hindous imberbes se foutant sur la gueule à grand renforts de SFX. Mais là on pourrait s’attendre à un résultat au rabais, c’est une bonne surprise : les SFX sont réussis, l’action est toujours très lisible et compréhensible. Sans toutefois tomber dans l’excès absolu à la Endhiran (faites une recherche sur youtube, vous comprendrez), ils restent assez perchés, le grand méchant et le grand gentils se découvrant de nouveaux pouvoirs quand ca les arrange…

Alors dans l’absolu, n’ayant aucune autre référence récente de cinéma indien à mon actif, j’aurai du mal à replace RA One dans un contexte plus global pour dire si c’est un bon ou un mauvais cru. Mais dans l’absolu j’ai passé un moment agréable, après un démarrage plutôt pénible, et les deux heures trente et quelques sont passées à peu près sans problème. Et ça m’a même donné envie d’en voir d’autres par curiosité. Pas tous les jours non plus hein, car en regarder un revient à manger une pièce montée garnie de chantilly surmontée de glace Haagen Daasz… et donc en absorber trop peut se montrer indigeste.
2 commentaires
Il y a eu une sute : Krrish, qui est un film de super-héros, mais j'ai un peu moins accroché.
Tu m'as perdu à "entre deux chansons neuneu et deux danses kitsch"
J'oublie :D
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