Rampart – Rampart contre l’insomnie
Par bebealien le Jun 25, 2012 | Dans News, DVD | 1 réaction »
Vous avez du mal à vous endormir la nuit ? A trois heures du mat vous regardez encore votre réveil en espérant fermer l’œil ? Alors voici le remède miracle : Rampart. Un film où il ne se passe rien et où on attend désespérément pour que ça soit le cas. Une sorte de Désert des tartares filmique, où ce qui est intéressant se situe avant ou après l’histoire racontée dans le film, mais clairement pas pendant. J’avais entendu dire que Woody Harrelson y était vachement bien. Dur à dire, je l’ai vu en VF, et le film étant plutôt vide, il n’y a pas grand-chose à y défendre. Bref, déçu je suis.
Rampart – Woody a l’air sonné
Dave Brown est un flic à l’ancienne, un dinosaure, particulièrement véreux, qui ne s’adapte pas au fait que son commissariat ait subi un nettoyage par le vide récemment. Mais Dave est malin et a jusqu’ici échappé à la purge. Sauf qu’un jour, percuté par un automobiliste, Dave pète un câble et le tabasse. Il n’en faut pas plus aux affaires internes pour le mettre sur la sellette et tenter de le sortir. Entre son boulot et sa vie privée compliquée, avec deux femmes et deux filles vivant avec lui, Dave va tenter de mettre un peu d’ordre dans sa vie. Ou pas.

Suite:
Je kiffe James Ellroy. C’est sans doute mon écrivain américain préféré. D’ailleurs je suis en ce moment même en train de finir Underworld USA. Je dis ça en intro pour remettre les choses dans le contexte. Car voilà, malgré mon amour pour cet auteur, je suis atterré de dire que le script de Rampart est une bouse aseptisée et sans vraie saveur. Ellroy qui est le chantre du politiquement incorrect livre une histoire tiédasse, sans vraiment d’intro et sans vraiment de fin, autour d’un personnage sans grand intérêt. Et ca fait mal de savoir qu’il a pondu çà.

Le pire c’est qu’en commençant à regarder, je ne savais pas qu’il en avait signé le script, donc je n’avais pas d’a priori. Mais voilà, j’attends avant tout du cinéma qu’il raconte une histoire. Là on assiste juste à une tranche de vie pas franchement passionnante. Et pourtant Rampart aligne un sacré casting, même dans des micros rôles. Jugez plutôt : Woody Harrelson, donc, mais aussi Steve Buscemi, Sigourney Weaver, Robin Wright, Ben Foster, Anne Heche et même Ice Cube. Du lourd, qui se retrouve à défendre des rôles sans profondeurs. Un vrai gâchis.

Le truc gênant, c’est qu’on sent bien qu’Harrelson a voulu s’investir pour donner du corps à son flic fatigué. Mais sa prestation est franchement tout sauf inoubliable. Et sorti de Robin Wright qui a un poil plus de présence à l’écran, on a l’impression que l’intégralité du budget est passé dans le salaire de ses stars. D’ailleurs cette dernière à un rôle passionnant d’avocate (on le sait parce qu’elle le dit et qu’elle porte un tailleur) qui aime tailler des pipes. Un rôle profond, dans tous les sens du terme. Bref, c’est juste sans intérêt.

Vous l’aurez compris, à moins d’être un fan tout à fait inconditionnel d’un des acteurs, vous pouvez tranquillement passer votre chemin et voir autre chose. Tiens, comme The Raid par exemple. Car je le répète, si vous aimez les films de cassage de bras, la poésie à base de coup de matraque dans la tronche, les amabilités à coup de couteau dans la cuisse ou les décharges de flingue dans le crane, foncez, c’est franchement de la bonne.
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