Sherlock Holmes 2 – Elémentaire mon cher gloubiboulga
Par bebealien le Avr 18, 2012 | Dans News, DVD | 4 retours »
Je n’avais pas vraiment apprécié le premier Sherlock Holmes. Si je kiffe plutôt bien le travail de Guy Ritchie en général et que je trouvais que son duo d’acteur était bien choisi… j’ai vraiment eu du mal avec son style de réalisation trop poseur et qui en faisait trois fois trop dans les accélérés/ralentis… couplés à une intrigue qui enchainait un peu trop moment fort sur moment fort, sans vraiment jamais raconter une histoire. Alors pour résumer, la suite est comme l’original, mais en accentuant tous ces traits. Autant dire que si comme moi vous n’étiez déjà pas super réceptif, ça ne s’améliore pas…
Sherlock Holmes 2 – Je suis trop vieux pour ces conneries
Sherlock est sur les dents. Non seulement Watson le quitte pour se marier avec une femme, mais en plus il est de plus en plus persuadé que le professeur Moriarty, génie des mathématiques, est le point de recoupement entre plusieurs affaires bizarres, mêlant attentats à la bombe, assassinats et chantage. Alors qu’il se jette sur ses traces, il doit composer avec un Watson qui pense bien arrêter leur association après leur enquête, et une jeune diseuse de bonne aventure dont le frère semble impliqué malgré lui dans les sinistres plans du docteur. Un combat démarre entre les deux plus brillants esprits de l’Angleterre victorienne.

Suite:
Vous vous rappelez Oh My God que je chroniquais il y a quelques jours ? Sherlock Holmes est son anthitèse. Bien que se déroulant pendant la même période et s’appuyant sur une histoire majoritairement anglaise… il est le contrepied systématique du film sur l’invention du coincoin vibrant. Gros casting des deux côtés. Mais Sherlock Holmes 2 a la mauvaise idée de donner des rôles plats et stéréotypés. Qu’est donc venu faire Noomi Rapace dans cette galère ? Son personnage sert juste à faire avancer l’enquête une ou deux fois et est balancée bien loin dès qu’on en a plus besoin.

Pareil pour Kelly Reilly en madame Watson ou Stephen Fry en frère de Sherlock. En fait, tout le scénario parait totalement gratuit, balancant ci et là des personnages ou des situations juste pour le plaisir de meubler vingt minutes où aucune scène d’action n’est prévue. Et l’humour est du même acabit. Il suffit de voir la scène du déguisement de Sherlock dans le train (spoilé dans la bande annonce) pour s’en rendre compte. Mais là n’est pas le pire. Non. Le pire c’est cette manie de faire des accélérés/ralentis poussée à son paroxysme, et utilisée tout le temps, même quand ce n’est vraiment pas justifié.

Ce n’est pas dur, le procédé est tellement usé jusqu’à la corde que les scènes de bastons sur lesquelles on voit pourtant qu’il y a du boulot en deviennent nazes. Et le reste du temps, on a l’impression de se taper une mauvaise pub, ou un film dont le style paraîtra comme abscond et vieillot dans cinq ans. Pourquoi avoir fait ce choix débile de modernisation alors que le film aurai pu très largement s’en passer ? Pire, même si Robert Downey JR et Jude Law ont l’air de s’amuser mais de s’en foutre quand même pas mal, le montage épileptique vient massacrer leur jeu d’acteur.

Alors, je suis négatif depuis le début de l’article, mais tout n’est pas à jeter. La preuve, j’ai tenu jusqu’au bout des deux heures sans (trop) faire autre chose en même temps. Mais voilà, en regardant cette suite, j’ai l’impression d’avoir vu un beau gâchis. Un personnage fort, un cast en béton, de magnifiques décors et costumes… pour livrer un pétard mouillé, pas vraiment digne d’intérêt. Dommage, car en ayant le droit à un méga budget, Ritchie semble avoir perdu la créativité bouillonnante de ses débuts…
4 commentaires
C'est sur que si on compare à la série "revival" de la BBC (et une saison 2 aussi bonne que la première d'ailleurs), c'est carrément pas la le même niveau !
J'ai pas vu celui-ci, j'ai bien aimé le premier film, mais bon, on est pas dans la finesse de la série UK, ça c'est certain...
Donc bon peut être qu'un prochain saura me faire changer d'avis, qui sait :)
Par contre, j'ai kiffé Harris en Moriarty mais je crois que c'est juste à cause de son rôle dans Fringe en fait...
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