Sinners and Saints – Ciel, un B d’enfer !
Par bebealien le Jun 26, 2012 | Dans News, DVD | 1 réaction »
Au royaume de la série B, il n’est pas toujours facile de se faire remarquer. Certains tentent du high concept original, quitte à se casser la gueule, d’autres surfent sur des succès récents en reprenant une recette équivalente avec un micro budget. D’autres enfin utilisent une toute autre recette : une histoire simple et linéaire, mais un gros casting, y compris dans les petits rôles. Une recette gagnante, car malgré son micro budget, Sinner and Saints est très agréable à regarder. Certes, on a déjà vu son histoire au moins 100 fois, mais ça marche, et c’est tout ce qu’on en demande !
Sinners and Saints – Ca flingue à la Nouvelle Orléans
Sean Riley est un flic au bout du rouleau, suite à la mort de son fils et au départ de sa femme. Avec ses méthodes brutales, il est menacé de suspension. Il se voit proposer une occasion de faire amande honorable en enquêtant avec l’inspecteur Ganz sur une série de meurtres extrêmement violents imputables à une guerre des gangs. Mais alors qu’ils remontent la piste, ils se retrouvent confrontés à une bande de mercenaires surentrainés. Et la situation empire encore un peu quand Colin, le meilleur pote de Sean, s’avère mêlé à cette histoire. Mais Sean n’a plus rien à perdre et n’hésite pas à foncer dans le tas.

Suite:
Sinner and Saints, comme dit dans mon introduction, est un microbudget fort sympatoche. Ici pas de baston homériques au corps à corps mais de nombreux gunfights, filmés de manière agréable et lisible. Ce qui change des films fauchés qui tentent habituellement de camoufler la misère à coup de shaky cam. C’est clairement un film de mecs, avec juste un tout petit rôle féminin, et les flingues parlent aussi souvent que les hommes qui les portent. Mais après tout, pourquoi bouder un petit plaisir coupable ? Surtout qu’entre deux tueries, l’histoire se suit agréablement et que les dialogues sont cool.
Au casting, Jonny Strong tient le rôle principal. Un quasi inconnu car il avait juste eu de petits rôles dans Fast & Furious et La Chute du faucon noir. Mais autour de lui, c’est du lourd. A commencer par les frères Mandylor, Costas et Louis (dont je crois que c’est une des premières fois qu’ils sont réunis à l’écran), Sean « Young Indiana Jones » Patrick Flanery, Tom Berenger, Kim « Sons of Anarchy » Coates, le rappeur Method Man, cette vieille baderne de Jürgen Prochnow ou encore le fighter Bas Rutten. Et le truc sympa, c’est que le film n’hésite pas à mettre certains de ces gros noms du B dans de tous petits rôles.

Malgré son budget qui a dû être sérieusement entamé par son casting, Sinners and Saints ne fait pas du tout film au rabais dans la forme. Tout juste pourra-t-on remarquer, si on est attentif, que la plupart des impacts de balle sont en SFX. Mais c’est vraiment un micro point de détail. En suivant la logique du B sans prétention, les deux gentils sont très gentils, les méchants sont très méchants et froncent les sourcils, et tous les personnages secondaires vont en prendre plein la gueule. Et avec toutes ses qualités, Sinners and Saints et le prototype de ce que tout film de série B en Direct to DVD devrait être.

Maintenant, pour relativiser cet enthousiasme, le script est loin d’être transcendant. Et la résolution de ses enjeux est franchement cousue de fil blanc. Pas de vraie surprise à l’horizon. Mais voilà, alors que je suis en train de plancher sur des projets de long métrage avec des conditions relativement similaires, je crois que je viens de me prendre une véritable leçon sur ce qu’il faut faire si on veut livrer un produit carré et finalisé dans les meilleures conditions. Et dire qu’il est sorti en France sous le nom débile de Bad Cops…
Bonus : le trailer
1 commentaire
Je me suis tapé l'intégralité de tes chroniques et j'ai noté pas mal des noms de films que tu avais apprécié, ayant sensiblement les mêmes gouts.
Étonnamment, au visionnage de ceux que je ne connaissais pas, une fois sur deux je n'aime pas vraiment. Mais bon, au moins je découvre.
Sinon, vu The Raid il y a 2 jours. Du tout bon. Par contre celui que tu qualifies de "nain" dans ta chronique, est presque plus impressionnant que l'acteur principal finalement.
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