Spartacus Vengeance – Il revient, il a changé, et il n’est pas content
Par bebealien le Avr 19, 2012 | Dans News, Télé | 2 retours »
Dur dur quand même pour une série, quand son interprète principal mort avant l’âge d’un cancer généralisé. Andy Whitfield est en effet mort le 11 septembre 2011, alors que la série avait pris le parti de faire une deuxième saison en forme de préquelle afin de lui permettre de se rétablir. Y’a pas à chier, ce jour-là on a perdu un acteur avec un énorme potentiel, capable d’insuffler de la finesse à son personnage de brute. Et il allait clairement être difficile de le remplacer dans cette troisième saison qui est en fait la saison 2 (la deuxième étant la saison 0). Et surtout c’était prendre le risque de perdre beaucoup de fans. Liam McIntyre reprend le flambeau. C’est forcément moins bien, mais ca reste quand même passionnant.
Spartacus Vengeance – And now, we got an army…
Spartacus vient de s’échapper du ludus des Batiatus avec ses camarades gladiateurs. Alors que Glaber se lance sur ses trousses et jure de ramener sa tête, afin de s’assurer une place à Rome, l’esclave devenu libre va tenter de rallier des opprimés à sa cause. Mais pas facile de lutter avec une poignée d’hommes contre des romains puissamment armés. Surtout qu’en coulisses, Ashur, le Syrien, a pris place auprès de Glaber et que Lucretia que l’on croyait mort a survécu miraculeusement au massacre. Mais après la mort de sa femme, Spartacus n’a qu’un seul but : faire trembler Rome. Et pour cela il peut compter sur ses fidèles lieutenants.

Suite:
Spartacus est une série super intéressante, mais dont la forme peut clairement être rebutante. Tournée en grande partie sur fond vert, faisant cesse des accélérés ralentis pour mieux montrer les gerbes de sang et les nichons de ses actrices, elle fait souvent appel à la facilité. Et pourtant. Pourtant cette saison, mêlant toujours aussi habilement intrigues politiques dans l’entourage de Glaber et tentative de survie et jeux de coqs du côté de l’esclave, fait preuve d’une certaine maturité dans l’écriture qui fait que ses méchants savent parfois être gentils et inversement, gommant ainsi le manichéisme habituel.

Autre point fort, malgré quelques légères entorses à l’histoire et une propension à verser dans le too much dès qu’il y a une baston, la série tente de retracer les évènements avec sérieux. Cette saison va donc de la fuite des esclaves jusqu’à la bataille sur les flancs du Vésuve. Des premières escarmouches qui vont faire grandir la réputation de Spartacus et qui vont amener dans les deux prochaines saisons à priori à montrer sa guerre contre Rome. Les scénaristes sont d’ailleurs d’autant plus forts que n’importe qui allant faire un tour sur Wikipedia pour se renseigner sur le personnage pourra clairement voir quand et comment ses compagnons vont mourir.

Et malgré le fait que l’on sache que tout ce petit monde va finir par crever à la fin de la série, on s’accroche et on ne décroche pas. Alors oui, ceux qui avaient du mal avec les deux premières saisons n’accrocheront pas plus à celle-ci. D’autant plus que le remplaçant de Whitfield est nettement moins subtil dans son jeu, confondant parfois finesse et froncage de sourcil pour montrer qu’il n’est pas content. Mais voilà, les personnages secondaires sont tous solidement campés, ils ont des objectifs clairs, ils sont traitres ou veules… et l’histoire en devient passionnante.

Comme d’habitude, la saison amène son lot de morts violentes, parfois pour des personnages clés. Par contre elle s’avère légèrement plus soft sur le cul. On voit bien quelques poitrines et quelques saucisses, mais pas très longtemps. Par contre côté mises à mort, ça charcle toujours aussi sévèrement. On pourrai juste reprocher la mise en scène des bastons, toujours un peu identiques et qui finit par lasser à cause de ses gimmicks. Sorti de ces quelques défauts, l’interprétation est solide, et alors qu’arrive le générique de fin on n’attend qu’une seule chose : la suite. Vite. Et putain, qu’est-ce-que Whitfield peut laisser un grand vide…
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