Sword of the Stranger – Chambara sino-japonais
Par bebealien le Mar 24, 2010 | Dans News, Manga, DVD | 6 retours »
J’étais en train de me dire que j’avais fait très peu de critiques de mangas dernièrement. Alors que certains d’entre eux méritent pourtant clairement le détour. Il faut dire que ces derniers temps, sorti de quelques séries brillantes, le monde du manga nous a surtout donné des films qui semblaient être des copies conformes les uns des autres. Alors quand l’un deux sort du lot j’essaie de mettre la main dessus pour me faire une idée. Et ce Sword of the Stranger, sans révolutionner le genre reste quand même bien agréable à regarder.
Sword of the Stranger – Un manga solide
Le Japon médiéval. Une étrange délégation chinoise parcourt le pays, à la recherche d’un jeune garçon et de son chien, pour un projet bien mystérieux. Le garçon se nomme Kotaro, un orphelin accompagné de son chien Tobimaru, sauvé un jour d’un incendie par un mystérieux ronin sans nom. Ce dernier accepte de se faire engager par le gamin afin de le conduire à un monastère. Le ronin qui a juré de ne plus utiliser son arme va malheureusement devoir reprendre du service, car intrigués par la convoitise des chinois pour l’enfant, quelques seigneurs japonais locaux aimeraient aussi mettre la main dessus pour comprendre ce qui se passe…

Suite:
Les histoires à base de robots géants et de collégiens se battant contre des extraterrestres en se transformant en super guerrier, ca a baigné mon enfance. Mais aujourd’hui ca m’emmerde quand même pas mal. Heureusement que le Japon propose encore des séries bien foutues comme Death Note ou Samuraï Champloo. Et côté OAV, j’avoue que j’ai toujours eu une nette préférence pour les chambaras anime. Alors certes, on peut souvent faire quasiment la même chose en film live, mais je trouve que le japon féodal est très graphique et permet d’être créatif et intelligent à la fois. Ce Sword of the Stranger avait donc tout pour me réjouir.

S’il suit les codes classiques du genre, avec son héros solitaire et invincible, il apporte également une jolie originalité. A savoir l’affrontement entre chinois et japonais. Et l’ayant vu en VF, j’avoue que les traducteurs ont fait du bon boulot. En effet pour symboliser la barrière des langues, quand les japonais parlent entre eux, ou les chinois entre eux, les dialogues sont en français. Mais quand chinois et japonais sont ensemble, les japonais parlent français et les chinois leur langue, non sous titrée. Une idée toute simple mais finalement excellente qui permet de bien faire passer le barrage linguistique qui amène quelques incompréhensions entre les deux communautés.

Pour sa première réalisation, Masahiro Andô fait très fort. Non seulement il prouve qu’il a intégré et digéré les codes inhérents au chambara, en proposant des combats franchement superbes, mais en plus il se permet d’ajouter sa petite touche personnelle en portant un regard sur cette ère japonaise peu traitées où les seigneurs locaux se livraient une guerre permanente. Si quelques ficelles sont un peu éculées (le chien par exemple), elles sont utilisées avec justesse et apportent une touche d’émotion bienvenue. Bref ce film sait s’accorder des pauses quand il le faut, pour mieux mettre en exergue ses affrontements.

Graphiquement superbe, avec des paysages ressemblant souvent à des estampes, une animation fluide, une histoire solide et un poil de nouveauté, ce Sword of the Stranger est clairement une belle réussite. Il a connu les grâces d’une sortie en salles très discrète l’année dernière. Et comme souvent, je n’avais pas eu le temps de le voir. Je vous encourage à vous rattraper en lui laissant une chance en DVD car il en vaut vraiment la peine.
6 commentaires
Sinon oui, pas mal du tout cet anime. Par contre, voilà je l'ai vu, je ne suis pas sûr de le re-regarder un jour.
Non mais ça va pas non ?! Edite moi cet article de suite, jusqu'à preuve du contraire on est pas sur "Bebealien's World BD, BD et encore BD !"
Sinon en anime qui déchire sa mère je te conseille Mind Game et Nekojiro-su qui sont très très différents de ce qui se fait habituellement. ;)
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