Tempête de boulettes géantes – Bien mieux que son titre
Par bebealien le Oct 30, 2009 | Dans News, Cinéma | 9 retours »
Il y a des films (ou des dessins animés) qui ont un titre qui ne donne vraiment pas envie, laissant présager un film particulièrement raté. Et pourtant. J’avais un a priori sur ce dessin animé, mais à force de voir des forumeurs de Canard Pc insister sur le fait qu’il était réussi, j’ai tenté moi aussi ma chance. Alors certes, on est loin du chef d’œuvre, mais c’est marrant, bien écrit, énergique et surtout ca s’éloigne de cette vague de dessins animés super lourds façon Dreamworks qui ne savent que faire des références à la culture du moment et enchaîner les vannes pipi caca. Tant mieux.
Tempête de boulettes géantes – M’enfin quel titre quand même…
Flint est un gamin surdoué qui passe son temps à inventer des choses aussi débiles que des chaussures en spray ou des souris volantes. Et à chaque fois ses inventions foirent totalement. Devenu adulte, vivant toujours chez son père, il met la touche finale à une machine qui créée de la nourriture à partir de l’eau. Comme d’habitude, la machine échappe à tout contrôle et se retrouve propulsée en l’air, où elle aspire l’humidité des nuages pour faire pleuvoir de la bouffe. Connaissant le succès, Flint exploite sa machine jusqu’à la dérégler méchamment…

Suite:
Ce dessin animé part avec un atout évident. Pour une fois, pas d’histoire ultra classique déjà vue et revue, mais un bon gros délire qui semble avoir été inventé par trois mecs bourrés en train de refaire le monde. Sauf que le concept, aussi débile soit il, permet de faire une histoire intéressante, bien rythmée et franchement plaisante à regarder. On reste loin du génie des Pixar en termes de mise en scène et de narration d’histoire, mais il y a du niveau et on ne s’ennuie pas. Et çà, c’est rare en ce moment où les producteurs américains de dessins animés ont tendance à prendre leurs spectateurs pour des andouilles.

Alors certes, on a toujours le droit aux stéréotypes habituels (le héros timide, l’héroïne belle, intelligente mais complexée, le gros idiot, le méchant cupide et l’animal de service). Mais pour une fois, les personnages secondaires ne sont pas utilisés pour faire un gag à deux balles mais comme des ressorts pour faire avancer l’intrigue. C’est appréciable. D’autant plus que le film se permet également de toucher à une thématique plus adulte sur la communication parfois difficile entre un père et son fils. Alors que Disney ne sait faire que du guimauvesque sur ce genre de sujets, ici on a le droit à un peu de subtilité, et ca fait du bien.

On pourra éventuellement reprocher une dernière partie un peu plus faible en comparaison de ce qui précède, la faute à une trame scénaristique obligeant à stopper la machine devenue folle et ressemblant à une Etoile Noire faite de bouffe. Dans ces derniers moments, le script passe un peu trop en pilotage automatique, enchaînant les péripéties déjà vues et revues. Mais vu que ce morceau reste court et bien emballé, rien de bien méchant. Bref tout l’inverse des suites de Shrek où l’on s’ennuie du début à la fin en espérant que les scénaristes arrêtent de nous caser des clins d’oeils débiles toutes les deux minutes.

Même si le film est clairement calibré pour les gosses et ne cherche pas à avoir un deuxième niveau de lecture satisfaisant les adultes, il est suffisamment bien emballé pour divertir et faire en sorte que nous passions un bon moment. Tant mieux car il n’y a rien de plus énervant à regarder qu’un dessin animé qui prend les gamins pour des attardés. Bref, une fois que ma petite aura un peu grandi, c’est le genre de trucs que je serai ravi de l’emmener voir au cinoche.
9 commentaires
(ou faudrait juste que je me renseigne un peu?)
Sinon "souries", tu me le copieras 87 fois.
Je note le titre, il reste quelques jours de ouacances à ma grande.
Il est sorti la semaine dernière je crois.
"Cloudy with a chance of meatball". Je trouve ça grandiose comme nom <3
Et j'ai lulzé comme un con. Bien amené, bien dessiné, quelques situations loufoques, plus fun que du Disney indéniablement.
Titre tout aussi tarte n'est ce pas?
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