The Dictator – Aladeen namouk
Par bebealien le Jun 29, 2012 | Dans News, Cinéma | 3 retours »
On peut dire ce qu’on veut de Sacha Baron Cohen, en bien ou en mal, mais au moins il mouille la chemise pour défendre son film, multipliant les provocations pendant sa tournée de promo. A tel point qu’il a été interdit de séjour sur plusieurs tapis rouge, de peur qu’il ne dérape un peu trop. Dommage, car c’est dans ce genre d’exercices qu’il est le plus fort. On avait peur que la recette s’essouffle après le moyen Ali G et les sympathiques Borat et Bruno. C’est un peu le cas, en effet, mais plus en raison d’une erreur dans le scénario qu’autre chose.
The Dictator – Le film qui rend hommage à Kim Jong Il
L’Amiral Général Aladeen est le leader suprême du Wadiya depuis l’âge de 7 ans. Il est parfaitement idiot, mais gère pourtant son royaume d’une main de fer. Un de ses sosies venant de se faire assassiner, son second Tamir lui conseille d’aller faire une déclaration à l’ONU. Aladeen accepte. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que Tamir a formenté un complot, destiné à remplacer Aladeen par un de ses sosies, bien plus malléable, afin de diriger le pays tel qu’il l’entend. Désormais perdu et sans barbe, l’amiral général va découvir l’amérique et ses hipsters bobos bio vivant à Brooklyn…

Suite:
Je parlais d’une erreur dans le scénario plus haut. Il y en a en effet une : celle d’avoir introduit une histoire d’amour. Car même si elle permet quelques très bons gags, dont une excellente séquence à base d’accouchement, elle vient régulièrement plomber le récit avec du gnangnan dont on se fout et qui vient à chaque fois gommer le côté féroce et méchant de la satire. C’est bien dommage d’ailleurs. Car on a l’impression que Cohen fait vite le tour de ses blagues sur les dictateurs et en profite un peu trop pour cacher la misère en se moquant des bobos newyorkais.

Comme pour ses films précédents, Sacha Baron Cohen parle d’un premier sujet (ici les dictateurs), pour se moquer en miroir de la société américaine. Et ceux qui prennent cher sont donc tout cette gauche bien-pensante qui sous couvert de bons sentiments peut parfois cacher des extrémistes féministes, des ignares bio, ou des andouilles aptes à avaler n’importe quoi du moment que c’est bio. Et c’est dans ces moments-là que le film est le meilleur. Et aussi quand il est un peu cul avec un zizi écrasé sur une vitre ou la traite d’une femme fortement poitrinée.

Petite nouveauté, Cohen fait appel à un sacré paquets d’amis. Outre Ben Kingsly, Anna Faris et John C. Reilly qui tiennent un vrai rôle, Megan Fox, Gad Elmaleh et Edward Norton viennent faire les cons dans leur propre rôle, le temps d’une séquence ou même d’un plan… cherchant à démontrer à quel point certains acteurs sont vraiment prêts à tout. Mais alors vraiment à tout, pour de l’argent. Bref The Dictator flingue dans tous les sens et c’est souvent drôle.

Mais voilà, comme souvent dans ce type de comédies, la première partie démarre sur les chapeaux de roue avec un rythme effréné… puis arrive un petit ventre creux avec cette histoire autour du magasin bio. Dommage, car même si Anna Farris fait un sacré abattage et rappelle que oui, elle savait déjà être drôle dans Scary Movie, sa prestation ne suffit pas à rattraper une intrigue un poil trop légère. Heureusement la toute fin vient rattraper la chose et permet d’effacer en partie ce gout de pas terminé que le film pourrait laisser. Pas la comédie du siècle, loin s’en faut, mais si vous aimez ce type d’humour, vous devriez vous poiler.
3 commentaires
Vu Starbuck samedi, franchement très bon. Un peu gnagnan et plein de bons sentiments, mais j'ai trouvé les acteurs plutôt bons dans leur majorité. Le héros est sympathique malgré ses faux air de Daniel Auteil, et certain dialogues sont savoureux. Bref rafraichissant et drôle et ce petit accent québécois sublime le tout.
Les sous titres en "français" ne sont d'ailleurs pas de trop parfois!
SACRILEGE. Tu pourrais restepcer ce monument du cinéma !
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