The Informant – Un démarrage chiant pour finalement être intéressant
Par bebealien le Mar 10, 2010 | Dans News, Cinéma | 10 retours »
En ce moment je galère. Entre mon vrai taf qui en ce moment est particulièrement chargé, le bébé dont il faut bien s’occuper car ma femme a repris son boulot d’hôtesse de l’air et est régulièrement absente et la prépa du film, j’avoue que je n’arrive pas à tout faire comme je le voudrai. Surtout qu’il faut que je continuer à regarder des films, jouer un peu et lire plein de conneries. Putain, pas facile d’être un full time geek. En fait faudrait inventer les journées de 35h. Ca, ca serai une vraie réforme intéressante !
The Informant – The Matt Damon show
La fin des années 80. Un beau jour, Mark, un cadre haut placé chez ADM, un géant de l’agroalimentaire, décide de balancer les malversations de sa société au FBI, en espérant y gagner une promotion. Il va donc devoir fournir des preuves à plusieurs agents, très intéressés à la perspective de pouvoir coincer la société pour entente illicite. Seul ombre au tableau : Mark a utilisé le système pour s’enrichir, et pas qu’un peu. L’enquête ne risque-t-elle pas d’être parasitée par ses exactions ? Et peut-on vraiment se fier à tout ce qu’il peut dire, comme il semble très doué pour inventer des histoires ?

Suite:
Que le démarrage de ce film est pénible… Avec Soderbergh c’est un peu toujours pareil. Il aime tellement prendre à contrepied ce qui se fait habituellement qu’il trombe soit dans le très bon soit dans le très mauvais. Et j’avoue que j’ai failli décrocher plus d’une fois pendant la première heure. La faute à un film se passant quasi exclusivement dans des bureaux, et dont on devine où il est sensé aller à la fin de sa première heure dès le début. Alors on s’ennuie, et on regarde passivement les échanges entre les protagonistes en espérant être surpris, mais ca n’arrive jamais.

Et puis, enfin, le film se décide à embrayer un peu, quand Mark commence à s’empêtrer dans ses propres contradictions et commence à tenter de tout faire pour garder la face. Le film, inspiré d’une histoire vraie prend alors tout son sens et on voit enfin où le réalisateur a voulu nous emmener. Et la deuxième partie de devenir agréable comme par magie et parfois même comique. Bref, c’est assez inattendu et j’avoue que je suis un peu embêté car je ne sais pas trop sur quel pied danser, puisque j’ai à la fois aimé et eu du mal.

Une chose est sûre Matt Damon assure comme d’hab dans un rôle qui lui a demandé de se transformer physiquement. Et il incarne avec toujours autant de justesse cet homme dont on ne sait s’il est génial ou parfaitement crétin. Par contre je ne sais à quel point il est ou non mimétique avec le vrai Mark, dont le film raconte l’étrange histoire. Mais si Damon a parfois des tics de jeux, il est totalement effacé par son personnage, et ses échanges réguliers avec Scott « Code Quantum » Bakula sont souvent savoureux.

The Informant reste quand même un peu obscur quand à ce que Soderbergh a vraiment voulu en faire, et il nécessite tellement de volonté pour passer outre sa première heure que je ne saurai tout à fait le recommander. Les plus patients arriveront sûrement à en tirer quelque chose, mais en ce qui me concerne, je suis tellement partagé que je vais pour une fois me garder d’émettre un avis définitif. Ouaip, à vous de voir si vous aimez les films de bureaux qui demandent de passer une heure chiante pour voir quelque chose d’intéressant…
10 commentaires
Je sais pas pourquoi mais je lie dans ma tête ce genre de films à des trucs du style "in the air", à part qu'ici l'histoire est beaucoup plus intéressante et le film plus agréable à regarder malgré effectivement quelques longueurs.
Quand même un film qu'on oublie facilement, malheureusement une fois de plus avec les films sympas qui sortent ces derniers temps.
Mais bon, j'aime bien Matt "Harvard" Damon alors bon.
Matt Damon est bien, mais l'histoire et l'image puducul...
The Informant repose quand même presque entièrement sur ses acteurs (Damon évidement, mais Bakula aussi) et le réal démontre sa quasi méconnaissance de la mise en scène tant il est parfois difficile de comprendre ce qui se passe à l'écran (en raison d'une narration artificiellement complexifié au début). Un comble venant du réal de sexe mensonges et vidéo !!!
Mais il y a quand même un petit truc amusant qui fait qu'on s'accroche (on cherche surtout à savoir où cela va nous emmener).
Evidement, on ne comprend qu'à la fin du récit le pourquoi du comment du bazar du truc.
En tout cas, dans le genre "intrigue au bureau" on a vu bien mieux et bien plus ambitieux (Broadcast News, Cypher, Office Space, etc.).
Et bon exemple en effet Picolo : Cypher, c'etait quand même vachement plus sympa.
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