Un seul deviendra invincible – Les poings sur les i
Par bebealien le Jul 3, 2012 | Dans News, DVD | 1 réaction »
Tiens, je ne sais pas pourquoi, je n’avais jamais pris le temps jusqu’ici de regarder cette très honnête série B de papy Walter Hill. Pourtant, le casting est alléchant, la trame simple et directe et tout respire l’amour du travail bien fait. Bref, il fallait bien qu’un jour ou l’autre je me décide à combler cet écueil et je me suis donc procurer le film et ses deux suites, Undisputed 2 et 3 qui mettent en avant Scott Adkins. Autant dire que ça devrait pas mal parler film de boxe dans les prochains jours… Alors si vous n’aimez pas les poings dans la tronche, je vous conseille le site www.tchoupi.fr
Un seul deviendra invincible – Un seul perdra
Monroe, emprisonné depuis 10 ans et ancien champion, fait partie d’un programme expérimental instituant des combats de boxe tous les 6 mois entre prisons. Et il est invaincu depuis autant de temps. Mais un jour, George « Iceman » Chambers, champion des poids lourds et accusé de viol arrive dans la même prison. Et autant Monroe est effacé, autant Chambers est une grande gueule. Et pour lui, il n’existe qu’un seul champion : lui-même. Alors que la tension monte et que les échauffourées se multiplient, le chef de la prison décide de laisser s’organiser un match pour départager les deux une fois pour toute.

Suite:
Avec un tel script, aucune surprise. On se doute très vite duquel des deux champions va remporter le match, tellement leurs personnages sont archétypaux. Ce film ne se regarde donc pas pour sa capacité à surprendre, mais pour sa capacité à livrer exactement ce qu’on est en droit d’en attendre. Car il n’y aura au final qu’un seul vrai gros combat dans le film : celui qui oppose les deux champions. Et tout ce qui précède sert juste à préparer le terrain pour cet affrontement. Préparation rondement menée par Walter Hill qui est à la série B ce que Lloyd Kaufman est au Z : un expert.

Au casting, c’est du lourd. Wesley Snipes nous ressort son jeu de moine ascète shaolin valeureux en Monroe, et Ving Rhames roule des mécaniques dans celui qui semble inspiré de Mike Tyson. Autour d’eux, des seconds rôles solides, menés par Peter Falk en vieux mafieux féru de boxe et Michael Rooker en gardien chef cherchant à apaiser ses prisonniers. Petite anecdote amusante, le film a été tourné dans une vraie prison et des détenus ont pu jouer les figurants. Un moyen amusant de rajouter de la véracité à l’entreprise.

Un bon B réussi, c’est avant tout un scénario bien construit, à défaut d’être original, et des personnages bien campés et si possible en opposition. Le tout saupoudré d’une réalisation qui met en valeur ses acteurs et assure sur le quota de scènes d’action et de baston. Avec des films comme 48h, Dernier Recours, Double Détente ou Les guerriers de la nuit, Walter Hill connait clairement son sujet. Et d’ailleurs, malgré son âge avancé il donne une leçon de cinéma à tous les petits jeunes comme moi qui mélangent parfois mise en scène et tape à l’œil.

Un seul deviendra invincible est donc le prototype parfait du film du samedi soir entre potes. Alors, certes, il n’y a pas de nichon vu qu’il y a un seul et unique micro rôle féminin, mais question sale gueule, jolie ambiance et pains dans la tronche, le film assure. Et pas qu’un peu. Je suis curieux de voir ce à quoi ressemblent les deux suite qui, elles, ont été produites dans des conditions beaucoup plus précaire et en misant à fond sur les bastons…
1 commentaire
Laisser un commentaire
| « Shotgun stories – Bang bang, you shot me down | Chocolate – Rain man fait du kung fu » |


