Warrior – Le MMA, c’est la guerre
Par bebealien le Mai 17, 2012 | Dans News | 3 retours »
On continue à dépiler ce que j’ai pu me taper pendant mon retour marathon de Thailande (puisque j’ai vu 6 films sur le vol retour… oui, six d’affilée). Et de tous, en mettant de côté Certains l’aiment chaud que je chroniquerai demain et qui reste un film phare de l’histoire du cinéma, Warrior est sûrement celui qui m’a le plus plu et le plus touché. Pas mal pour ce qui s’annonce sur le papier comme une banale série B sur la baston, avec un joli casting. Car ouais, Warrior est du niveau et de la même trempe que Rocky Balboa : c’est avant tout une jolie histoire humaine.
Warrior – La fratrie du fight
Tommy, un marine, rentre chez lui. La guerre semble l’avoir salement amoché psychologiquement. Il renoue avec son père qu’il n’a pas vu depuis longtemps afin qu’il l’entraine pour un championnat de MMA avec une grosse somme à la clé. Son frère, Brendan, connait lui aussi des soucis financiers, renvoyé de son école pour arrondir ses fins de mois lors de matchs amateurs de MMA. Lui aussi, appâté par la possiblité de sauver sa famille de l’expulsion, va reprendre l’entrainement. Mais loin de son père qu’il déteste et de son frère qui le repousse. Pourtant, tôt ou tard les deux frangins vont devoir s’affronter dans la cage…

Suite:
Sur une trame ultra classique et propice au mélo, Warrior à une grande qualité : il arrive à éviter la grosse majorité des poncifs qu’on aurait pu attendre avec un tel sujet. Une force due à la fois au script, mais aussi au casting : Tom Hardy en ex marine taciturne et colérique, Nick Nolte en père alcoolique repenti (autant dire que ce n’est pas un rôle de composition), et la découverte Joel Edgerton en super père de famille fighter. Tous sont d’excellents choix. Hardy car on l’a jamais vu dans un rôle de mec aussi blessé, à l’antipode de Bronson. Nolte car c’est juste une excellente idée. Edgerton car il bouffe la pellicule.

Joel Edgerton n’est pas tout à fait un inconnu, puisqu’on l’a vu dans le remake récent de The Thing et dans Animal Kingdom, film australien qui faisait partie de mon top 10 de l’année dernière. Non seulement il est excellent acteur, mais en plus il assure grave physiquement et est crédible en face de la masse de muscle qu’est Hardy. Forcément, avec un tel sujet, les affrontements sont légion. Et ils sont plutôt bien filmés, mettant en valeur le dur travail de préparation physique et tout le travail au sol nécessaire pour soumettre son adversaire par domination. Un peu l’opposé d’un Never Back Down.

Ce qui est amusant c’est qu’un autre film sur un thème similaire, Fighter, avec Christian Bale et Mark Wahlberg est sorti peu de temps avant. Il faudra que je le voie pour comparer. Mais comme quoi le MMA est entré dans les mœurs et inspire les scénaristes. Mais encore une fois, si les scènes de baston sont bien foutues et ont valu quelques blessures sérieuses aux deux acteurs, l’intérêt est ailleurs, à savoir dans la reconstitution par l’affrontement d’une cellule familiale disloquée.

Car c’est entre deux bastons que le film prend tout son intérêt. Même si on peut à la limite déplorer le fait que le rôle de Tom Hardy soit un peu trop plat (mais en même temps il parait que son comportement de soldat traumatisé est réaliste, alors…), ça marche, et même dans les conditions pourries de visionnage que sont un petit écran dans un avion, la fin m’a touché. On a beau savoir que oui, à la fin, les frangins vont se rabibocher, ca marche, ca fait son petit effet, et on apprécie. Bref, à découvrir.
3 commentaires
Surement l'un des meilleurs films que j'ai vu cette année !
L'énergie et la tension des combats sont bien retranscrites, à défaut de réalisme.
Mais, à la différence justement de Fighter, j'ai trouvé la trame de fond très (trop) légère et sans grand intérêt.
Si Fighter m'avait fait m'interroger sur moi-même et était resté avec moi un bon moment (encore sans doute), ce Warrior ne fut qu'un bon divertissement.
A voir et à oublier.
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